Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre.

mercredi 11 mars 2015

Défivellave défi relevé

J'étais pas trop en forme en ce début d'année, un peu de mal à me projeter dans des objectifs sportifs... Le DefiVellave avec ces 42km et 2000D+, me tentait bien mais je savais pas trop si j'arriverai à m'organiser et me motiver pour m’entraîner... j'ai hésité plus finalement je me suis lancer et me suis inscrite, en me disant au moins comme ça tu n'as plus le choix, faut s’entraîner...

Niveau prepa, c'est pas évidant, la neige a fait son apparition donc l'appel du skating est plus fort que tout. Du coup, je maintiens la natation au ralenti et j'essaie de me cale minimum deux sorties course à pied par semaine ( fractionné piste et séance de cote ) et le weekend 2h de skating avec enchaînement d'une heure de course à pied sur route enneigé. J'aurai fait seulement 2 sorties longues une dans la neige et un dernière à j-8 de 16km dans la souffrance.

Cette dernière sortie longue ne m'aide pas car je galère et j'avance pas mais du coup je reste super tranquille la dernière semaine...repos, sommeil, cure de vitamine ... Et ça marche, la forme et la motivation sont là... Et le soleil aussi...

Avec les copains du club


Dimanche matin 8h15, ça caille sévère, j'ai qu'en même sortie la tenue des beaux jours, on papote avec les copains avant de prendre le départ. On est pas très nombreux environ 150 dont seulement 10 filles.

8h30 le départ est donné, et 2 sec plus tard j'avais perdu tous les copains de vue...  En même temps c’était prévisible... y sont fort les copains...
je ne suis pas sortie de Monistrol que j'entends "Salut Aurelie" , c'est Jean Luc, on avait fait connaissance sur le Tour du Beaufortain avec son frère on était les 3 représentant Altiligerien.

La première partie du parcours est vallonnée mais facile, on oscille sur des jolies chemins, je garde un rythme tranquille et marche dès que ça monte, les jambes répondent bien, la forme semble être au rendez vous. On joue au yo-yo avec Jean Luc et une autre fille tout en papotant. Le premier ravito a 13.8km arrive rapidement après 1h35 de course. Je m’arrête pas, laisse la fille qui s’inquiétait de la suite en apprenant que les 15 premiers kilomètre étaient la partie facile.

On attaque la descente dans les gorges de la Dunieres, quelques singles bien sympa puis on remonte. Jean Luc est jamais bien loin des fois il prend le largue (je dois le saouler en papotant) puis je le rejoins. Dans la montée on rattrape un groupe avec une fille, on les double juste avant de redescendre. Puis Jean Luc se lâche et accélère dans la descente, je le suis... le groupe décroché rapidement... Jean Luc se retourne il me dit "c'est bon on les a lâché, la fille commençait à se caler sur ta foulée, j’espère bien que tu me suives pour qu'elle décroche".

On arrive au fond des gorges du Lignon, petit cours de géographie, la Duniere se jette dans le Lignon qui se jette lui même dans la Loire, du coup on enchaîne les 3... On longe le Lignon, c'est super chouette, une petite plage... On a pas le temps, faut courir c'est plat mais pas pour longtemps, le balisage file à droite pour une bonne grimpette, qui surplombe les gorges c'est superbe mais impressionnant je suis pas très à mon aise, des bénévoles m'annoncent un fille pas loin.... la descente est délicate, les cuisses commencent à chauffer, j'ai un petit coup de mou et on vient juste de passer semi...

Une partie plus roulante, me permet de rattraper la fille, je la double et rejoint Jean Luc au ravito du 26km. Un bénévole est aux petits soins avec moi, il me remplie mes bidons, me force à manger "du saucisson? Non? des bananes!! tenez" il me tend une banane entier, c'est pas la peine y a des morceaux coupés "Non mais ceux la y sont pas beau prenez une toute neuve il vous faut des forces"


Effectivement ils nous faut des force pour s'attaquer au mur qui nous attend, la fille s'est pas arrêtée, je repars tranquille avec jean Luc. Une erreur de parcours,on fait tous demi tour et on se retrouve devant et la fille derrière. La montée est pire qu'un chemin de croix, c'est raide on avance tout doucement et pourtant on creuse l’écart avec le groupe. La descente sera bien raide aussi, mes cuisses sont complémentent cramées. j'ai l'impression que la droite est à la limite de crampée.

On a rejoint la Loire, mais chez nous la Loire n'est pas encore un grand fleuve qui serpente doucement dans une grande plaine. Donc on monte et on descend, les montées se font très doucement les descentes raides, difficilement. Tiens je rattrape un groupe de 3 gars qui marchent alors que je commence à relancer (ouais j'arrive encore à relancer quand c'est à peut prêt plat) j'ai failli lancer un truc à 2 balles du style " oh les gars on relance là..." mais je me retiens, bien m'en a pris c’était les serres file du 24km qui accompagné un gars plus que carbonisé...

Encore une grimpette de la mort j'ai l'impression de tituber par moment... Enfin le ravito du 34km est là, je suis applaudis par les bénévoles et je retrouve mon compagnon de course. On repart ensemble... on profite du replat le long de la Loire pour trottiner avant d'attaquer la montée sur Monistrol, oh!!! que c'est dur... Le soleil nous réchauffe, sur le chemin en balcon, une pensée négative me traverse l'esprit et si je m’asseyais là sur le bord du chemin au soleil qu'est ce qu'on doit être bien...  Non non les copains et Cyril m'attendent pour manger...
On arrive sur Monistrol, mais je connais la feinte des gorges du Bilhard, mais pourtant si prés de l'arrivée, les cuisses souffrent tant que la douleur se propage dans le genou, ça serait tellement facile de finir maintenant... mais non faut descendre, encore descendre, j'avale une dernière barre pour affronter la dernière difficulté...
On attaque de remonter quand jean Luc est arrêté net, des crampes, il veut pas que je reste, je l'abandonne donc là au bord du chemin.

Finalement la remontée des gorges sera moins horrible que je l'avait imaginé... mais j'en ai plein les pattes... Des bénévoles!!!! signe que la route est là... il reste 200m... je trottine... c'est l'heure de la remise des prix heureusement Céline est là pour m'encourage et me faire remettre la tête droite, Cyril et Cédric sont un peu plus haut, je franchis la ligne sans savoir ou aller... je monte difficilement les marches du château pour rejoindre le ravito...

Au ravito on me dit que pour le repas faut se dépêcher car c'est fini à 14h30, que c'est pas encore sur qu'ils servent... merde, les copains m'attendent pour manger depuis 2h et on va pas pouvoir manger... du coup on file vite au repas et ne regarde pas la fin du podium...


Je me suis tellement précipité pour le repas que j'ai complètement zappé mon camarade de course à pied... j'ai vu sur les résultats qu'il avait du rejoindre l'arrivée difficilement mais si il y a l’occasion de lire ses lignes, c'etait bien sympa d'avoir pu partager la course en sa compagnie.

Je termine donc en 6h04
110eme sur 128 qui on finit, il me semble qu'on était environ 150 au départ
5eme féminine sur 8 qui finisse et 10 au départ
2eme senior sur 3

et le lundi matin en regardant les résultats, je me rend compte que j'ai peut être loupé une récompense en me précipitant pour aller manger...

En tout cas je suis bien contente de ma course, le moral était au taqué j'ai été bien motivé tout le long, niveau alimentation aussi c'est passé nickel, le seul truc c'est les cuisses, mais en début de saison c'est pas surprenant...









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