Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre.

lundi 28 octobre 2013

Capitotrail, la revanche....

Petit retour en arrière, l'an dernier j'avais déjà couru le capitotrail, mais ça a été ma pire course (Cf récit). Alors je me suis dit que cette année, il faut que je prenne ma revanche, en même temps c'était pas trop difficile...  A mais zut c'est un nouveau parcours, complètement différent donc c'est mal barré pour comparer mes perfs. Lundi dernier, j'ai un mega coup de pompe, je finis mon entrainement de natation sur les rotules, c'est vraiment mal barrés pour dimanche. Mardi, c'est pas beaucoup mieux, je zappe tout effort physique, mais le soir je m'inscris qu'en même et me couche tot. Mercredi, ma séance de fractionnée se passe étonnamment bien.  Je maintiens du repos et me couche tôt. Du coup l'objectif de la course est de finir sans trop souffrir car j'avoue que je le sens pas trop.





Finalement le dimanche matin pendant mon petit dej' je regarde le roadbook, et je fais une estimation avec une moyenne entre le temps prévu d'un 1er et du dernier. Finir en 3h20, ça me parait un peu prétentieux, non je vais plutôt mettre entre 3h30 et 4h  en essayant d’être le plus proche des 3h30 comme à St Maurice en Gourgois.
Il fait très doux ce matin presque chaud, il y a du soleil, il faut le souligner car depuis quelques temps il pleut quasi tous les dimanches. Je covoiturage avec Fred (avec qui je cours et roule de temps en temps), il me dit qu'il a prévu de me prendre en photo pour immortaliser mon arrivée, ben oui Fred cours beaucoup plus vite que moi.

On papotte sur la ligne de départ, et oui pour une fois que je connais "plein" de monde sur une course. Par contre on écoute pas trop le briefing. Puis tout le monde fait demi tour et part en trottinant. Quelques secondes à se demander se qu'on fait. En fait on fait une traversée de village derrière un tracteur avec un groupe de musique c'est assez sympathique. Hop un coup de feux et c'est partie.


Le début est assez plat le long d'une rivière. Puis rapidement le chemin bifurque, grimpe à droite, et se rétrécie ça bouchonne un peu. je me dis que j'aurai peut être pas du partir en fin de peloton. Finalement c'est pas trop inquiétant et ça se débloque rapidement. ça monte doucement donc largement courable, On est sur des monotraces dans les bois, c'est bien sympa sauf pour certain qui on mis le pied dans un nid de guêpes. ça monte toujours assez régulièrement. Les cuisses suivent bien par contre j'ai le souffle court. C'est pas très agréable.  j'ai l'impression de pas pouvoir remplir mes poumons comme je veux. Les chemins sont comme j'aime, c'est super agréable.


On arrive en haut de la 1ere bosse, on m'annonce 9eme feminines. Et juste après, Nicole V3 du Club me double alors que j'essaie de recaler mon souffle.
On contourne une ferme dans l’étable les vaches écoutent de la musique. Un bénévole me dit" c'est par là" en me montrant l'entré de l'étable. J'entre des veaux sur ma droite et un peu plus loin un table avec le ravito. Nicole s’arrête, j'attrape 2 tucs, tourne la tête et vois passer comme une flèche une copine super forte. Mais elle était derrière moi?!! je la pensais loin devant. Je repars dans la foulée avec peu d'espoir de la revoir.


On suit un petit chemin dans un bois de feuillu, fort sympathique, qui va finir pas par se transformer en une monotrace descendante assez technique comme je les aime pour rejoindre le fond des gorges de la Gagne. Dommage j'ai du mal à doubler les mecs de devant....
On traverse la Gagne et ça remonte bien par une chemin empierré. Nicole me redouble toujours aussi concentré. A ma grand surprise au détour d'un virage j'ai toujours ma copine très forte en visuel. Un gars crie: "c'est bon on voit le ciel", on arrive en haut de la bosse.







On longe les gorges de la Gagne, les paysages sont à couper le souffle, avec le soleil, les couleurs automnales, c'est magnifique. mais faut qu'en même regarder ou on met les pieds car on suit une sente au milieu des genets. Je suis dans les pas de Nicole. Je finis par la doubler juste avant une grosse grimpette bien raide. ça monte super raide, les cuisses brûlent bien, heureusement c'est pas trop long. 


On arrive au village de Bigorre. La particularité de ce village s'est que les maisons sont des chaumières. je profite de la route pour avaler un gel. Apres le village, enfin ça redescend, je suis bien, j'ai une pensée pour Brinouille qui nous a quitté y a bientôt 15jours. Et s'en suit une montée d'endorphine qui me donne des ailes, je descend à toute à l'allures en laissant sur place les gars que je venais de double. je m’éclate et profite de la descente jusqu'à la rivière qu'on traverse par un pont installé pour l'occasion au pied de la cascade. Quand je  passe un bénévole me dit "oh un rayon de soleil " merci pour le compliment....




On a descendu passé la rivière donc maintenant on remonte.... je double un ou deux gars, lève la tête et juste devant moi à 2 coureurs, ma copine. J'arrive pas à y croire. elle semble pas super en forme. je gagne du terrain. Pointage à Pouzol Vieux, je suis derrière elle, on double une féminine qui semble bien épuisée. On attaque la 2eme partie de la montée. Et là, je double la copine, c'est a noté car c'est pas sur que ça se reproduise souvent. On échange quelques mots à priori des ampoules lui pourrissent sa course, et je file.
On redescend sur le ravito de Montusclat, une fille, donc je choisi de pas m’arrêter et j'avale un gel, du coup je double un gars du club arrêté aussi qui d'habitude court plus vite que moi. Mon cerveau est dans mes jambes, j'arrive pas à compter le nombre de filles doublées depuis ma position de 9eme. je suis 5-6 ou 7?.
On remonte, mais je sais que c'est bientôt la fin, y reste cette grimpette, un bon coup de cul pour le suc du Chapteuil et l’église. Là ça pourrait être courable, mais comme la fille que je viens de doubler marche assez lentement, j'en profite pour marcher mais plus vite.


Je double 2 gars, qui me disent, "tu sais y a une fille juste devant, tu peux l'avoir", "On connais pas ton niveau mais on croit en toi", "Allez, on mise tout sur toi" "elle descend bien mais et plus lente en montée". Bon ben c'est partie à la chasse aux couettes. 
Y reste 6-7km, je l'ai en ligne de mire, ça descend maintenant, je gagne petit à petit du terrain. Je veux pas non plus la doubler trop tôt car j'ai peur qu'elle relance. Je suis derrière, quelques mètres nous sépare, y reste le suc à grimper et 3km plutôt descendant. On croise des randonneuses, qui à ma hauteur crient "allez les filles".... Bon ben je suis grillé pour mon approche discret. Finalement, elle relance pas, je double donc Cecile à la grimpette suivante. On se connait pour avoir fait plusieurs courses ensemble et je l'avais doublé pareil sur la fin au Trail du Bessat en 2012.




Allez la grimpette du suc du Chapteuil avec le ruine du château. Dans la montée j'entend "allez Audrey!!" les voyants s'allument.... Même si je suis surprise que si prés de l'arrivée y ai encore une féminine. Non fausse alerte on a rejoint le parcours du 14km et c'est les filles du 14km. On redescend, je suis super bien, j'ai envie de crier aux mecs de devant que je peux pas doubler sur la monotrace, "accélère... 3h05 y reste 3 km"... ça remonte un peu, et là je pousse un cri, le mec de devant se retourne inquiets "Non c'est rien un crampe". J'essaie de pas y penser. ça descend maintenant pour de bon. je contrôle ma foulée, je suis à la limite de la douleur mais ça passe, j'avance qu'en même bien. J'encourage les filles du 14 que je double, j'ai la banane....





Maintenant quelques mètres à souffrir pour la montée de l’église. En haut on m'annonce 4eme féminines, j'y crois pas... je suis sur un nuage, je redescend les marches de l’église, traverse le village.... Et franchi la ligne en 3h24

Je suis aux anges, trop contente, retrouve quelques gars du club, on papote quand je vois Fred arriver avec son appareil photo pour m'immortalisé à l'arrivée... Je l'appelle, il est surpris "Mais t'es déjà là?!! " Du coup pas de photo de l'arrivée... Il a finit en 3h05.
Je pense que pour le moment c'est ma meilleur course de l'année. ça faisait longtemps que j'avais pas été aussi bien sur une course et que j'avais pas pris autant de plaisir. Le parcours était superbe, aussi bien pour les paysages que pour la technicité du terrain. L'organisation était nickel. Le concert avant la remise des prix étaient bien sympa aussi. Oui j'ai passé une super journée, et je suis réconciliée avec le Capitotrail

Et je rajoute le lien vers une superbe vidéo qui donne trop envie d'y retourner...



Classement:
3eme senior sur 9 finisheurs
4eme féminines sur 23 finisheurs
129eme au général sur 228 finicheurs
la 1ere féminine finit en 2h47
le 3eme féminine en 3h19
2h20 pour le 1er homme
la derniere en 4h10 et le dernier en 4h12


les photos sont pas de moi a part celle des chaumières, je me suis permis de les prendre les photos sur le site officiel


dimanche 13 octobre 2013

Rando VTT à Beauzac

Voilà quelques semaines que j'avais repéré cette rando organisé par l'ecole St Joseph de Beauzac.  La météo annonce beau pour dimanche, pourtant depuis 2 jours l'hiver est arrivé, avec le froid, la pluie et même la neige.
Au reveil, le soleil est là avec une légère brune. On se motive et nous voilà partie pour Beauzac. Beauzac, est un village situé dans les gorges de la Loire donc dans un trou, on ne connait pas du tout donc ça va etre l’occasion de découvrir des nouveaux lieux. En arrivant sur Yssingeaux, c'est une mer de nuages qui envahie toutes les gorges et même plus. C'est magnifique mais ça présage rien de bon pour notre rando.

Sur place on découvre le parcours, et nous voilà partie dans le froid 5°C et le brouillard. ça démarre bien dur 320 D+ pour les 4 premiers kilomètres. La on se pose qu'en même la question de savoir ce qu'on est venu faire dans cette galère. On passe au dessus des nuages, un panorama superbe s'ouvre à nous, avec la "chaine" des sucs. On voit le Lizieux (on habite au pied).

Un premier ravito dans une maison de Béate, je suis gelée, un bon thé est le bien venu.Apres 10min de pause faut reprendre la route.

Maintenant on redescend, dans des sentiers bien techniques et rendu glissant par la pluie. Non c'est pas de la descente reposante. Les chemins sont très jolis, dans les grimpettes des que c'est technique, j'avoue je pousse le vélo, de toute manière je vais aussi vite en poussant qu'en étant sur le vélo. Par contre là j'ose moins le dire mais parfois je pousse même dans les descentes, quand c'est vraiment trop technique....

On profitera d'un super sentier dans les bois pour rejoindre Chalencon. Une monotrace, pas trop caillouteuse mais très étroite avec un "ravin" à notre droite. Là je m'imagine glisser sur une pierre et finir dans le trou à attendre que le GRIMP viennent me chercher. Faut pas trop réfléchir quand on fait du VTT.

Chalencon 2eme ravito, je suis déjà venu lors du trail de Tiranges, et je me rappelle de la longue remonté sur Tiranges, ha mais c'est par là qu'on va passer!! Une bonne pause papotage et goinfrage avant de repartir.

On redescend passe le pont de Bounerie et on attaque soit disant la dernière grosse montée. J'alterne pédalage et poussage de vélo.

On oscille sur un plateau, puis c'est la super mega descente. Une descente comme j'aime, sans trop de cailloux et pas trop raide. Là je m’éclate même si je suis limitée par mon vélo bien raide et qui freine mal voir même très mal.

Nous voilà dans la vallée de l'Ance, c'est plat, c'est cool, on devrait pas tarder à arriver. Mais, mais pourquoi la fléche elle indique de prendre ce chemin qui monte à droite. Ah non ça monte, c'est trop dur, ça dur moins de 2km mais, là j'ai plus envie. J'alternerai une fois de plus entre marche et vélo mais surtout marche. Enfin nous voilà sur la route, ça y est c'est fini, on redescend au centre du village. Une bonne pause au ravito d'arrivée, la température est beaucoup plus douce qu'au départ.

Une chouette rando, des beaux paysages, de jolis sentiers. Mais qu'est ce que le VTT c'est dur....
On aura parcouru 41Km avec 1210m D+ en.... j'ose le dire.... 5 heures













lundi 7 octobre 2013

Trail Gargomançois


ça faisait un moment que je n'avais pas pris le départ d'un trail, ben oui l'UTV en relais c'est pas vraiment un départ...
Toute la semaine précédent le trail, j'ai les jambes bien raides, ça m’inquiètes un peu. Je tente de faire des séances d’étirements tous les jours. Et puis c'est pas grave, j'y vais pour le fun, l'histoire de découvrir un nouveau parcours et de passer un bon moment.
Sur place je retrouve Séverine, qui c'est retrouvé par hasard sur ce trail. Le programme annoncé sur le site:
"Le Trail Gargomançois offre un parcours de 28km et environ 1200m de dénivelé positif.
C’est une épreuve technique réservée aux traileurs expérimentés.
Ce parcours exigent, fait de monotraces, descentes techniques, traversées de rivière ... permet de découvrir les paysages variés de notre région et se termine par le secteur des Gorges de la Loire, avec des passages dans des sentiers escarpés (600m de D+ sur les 8 derniers km)..."
En quelques mots "tous ce que j'aime" Par contre le temps est bien couvert, et le ciel bien bas, il fait bien frais, une dizaine de degrés.


8h30, le dossard 63 est fixé avec les épingles "porte-bonheur" de Thierry, le départ est donnée. ça part assez vite surtout que ça descend. Je suis Séverine qui est en mode sortie longue. Je sens que je suis un peu rapide mais bon c'est pas grave. J'essaie de garder à l'esprit qu'il y a une grosse grimpette à la fin. Au début, on suit un chemin assez large et roulant, ça permet d’étirer le peloton.

Des passages en monotrace assez sympas. Avec Séverine, on est jamais bien loin l'une de l'autre. Un coup, c'est elle devant puis c'est moi. Devant une fille accompagné d'un lièvre qui la booste bien, je suis juste derrière eux et je les talonne.
8eme kilometre environ, premier ravito, j'en profite pour refaire mon lacet et là je perd de vue la fille et son lièvre. A la sortie du ravito, c'est la bifurcation avec le parcours de 12km. Je rencontre un compagnon de course avec un Tshirt "Benrun", on papote et il m'explique que l'an dernier y a payé cher son départ rapide.
Les jambes suivent bien parcontre, je suis vachement essoufflé. Chose très rare, j'ose jeter un oeil à mon cardio. Oups, je crois que je vais trop vite...  Essaie de réduire un peu l'allure.
Y a du brouillard, on traverse un pré, on voit à peine les mecs de devant. Les chemins sont de nouveaux roulants.

16eme kilometre environ, 2eme ravito, En fait j'ai rien vu passer, moi qui pensait que le ravito était à 12km.
On retrouve régulièrement "Benrun", on joue au yoyo dans les monotraces. On surplombe les gorges de la Loire, entre les branches des arbres on aperçoit la Loire. Un panneau "1km de descente profitez en!" Ben oui, c'est la dernière descente avant les 2 dernières bosses. Descente bien technique comme j'aime, Severine me dit "je vais me préserver dans la descente car faut remonter" et elle peut être raison mais zut, faut bien se faire plaisir... Et puis dans les descentes techniques des fois c'est plus fatiguant de ralentir que de laisser dérouler...

On attaque l'avant dernière bosse, la plus petite des 2, soit 166m de D+ sur 1km200 je retrouve" Benrun", qui semble déçu que je soit encore là, je lui explique qu'on se débarrasse pas de moi aussi facilement. On attaque une montée pas si terrible que ça, c'est courrable mais les jambes ont du mal à relancer donc on marche. On plaisante sur l'endroit ou les crampes l'ont assailli l'an dernier.

  Un photographe, on se remet tous les 3 à courir, sur quelques mètres l'histoire de faire illusion.
 On nous annonce 6 et 7eme feminines, cool ça donne des ailes.

Allez ça c'est fait, on bascule direct pour la dernière descente technique, voir même la dernière descente du parcours.

En bas, dernier ravito 25km environ, je m’arrête pas, et avale un gel. c'est partie pour la dernière bosse, la montée de la mort 370m D+ sur 3km.
   je sais pas si c'est l'effet du gel, mais c'est pas si terrible, c'est une alternance de faux plats et petit grimpette raide dans un vallon qui longue une rivière ou plutôt un ruisseau.
 C'est super jolie, dès le 1er faux plat, je relance et double 2 mecs. L'un dit à son collègue "on relance aussi?". Je marche des que le sentier devient raide et relance sur le plat. Le mec est calé derrière moi, j'ai perdu Séverine, elle semble pas avoir suivie, pareil pour le 2eme mec.
  On  a un super rythme, on papote. Il trouve que je relance bien sur le plan et que je l'ai bien aidé à repartir (c'est peut être ça le syndrome de la queue de cheval?!). Finalement, je faibli un peu, il passe devant et je me cale sur son rythme.

Et là c'est le mur, non pas le mur du marathon mais un vrai mur, une pente super raide, qui glisse. C'est super dur, j'ai la tête qui bouillonne, j'ai chaud, j’apprécie la pluie qui commence à tomber et qui me rafraîchi le visage. Je grimpe doucement, mon compagnon de course s'éloigne petit à petit. On a en ligne de mire un groupe de mecs. ça y est je suis en haut, je sors du bois. Je crois qu'il y aura plus de kilomètre que prévu.

 Il pleut c'est plat. le mec devant moi relance et limite il s'effondre devant moi, des crampes. je trottine, rattrape un autre mecs assailli lui aussi par les crampes. Je sens bien que pour moi aussi elles ne sont pas loin, du coup je ne cherche pas à accélérer. Un troisième gars qui marche, pareil des crampes, j'essaie de le rebooster, il tente de repartir mais je ne crois pas que ça marche.

 Au loin un T-shirt bleu, mon compagnon de grimpette, il reste une centaine de mètre, les jambes sont plus légère. J’accélère, je suis à quelques dizaines de mètre de lui. Il franchit l'arche, et elle s'effondre. Et moi alors je passe comment? je me faufile, tout le monde s'affaire sur l'arche. Le mec qui enlève les puces nous félicite et me dit "Vous n'avez pas eu votre rose?" et oui chaque féminine avait le droit à sa rose. Mais dans la panique de l'arche qui s'effondre, on m'avait oublié, chose vite réparé.
   Encore dans le sas d'arrivée, juste à quelques mètres de moi, la fille et son lièvre, ils ont franchit la ligne 2-3 min avant moi. Séverine arrivera 5-6 min après moi, en fait elle a fait une hypo dans la montée et moi j'ai rien capté...
Finalement, j'ai mis 3h39min, mon objectif était entre 3h30 et 4h (sachant que 3h30 me semblait quasi impossible car on m'avait dit que c'était le chrono de la 1ere féminines l'an dernier qui après vérification était en fait 3h15) et au final y avait 30,3km pour 1320m de D+ d’après ma Garmin.

J'ai adoré le parcours, je me suis bien amusé. et c’était bien sympa de partager la course avec Séverine. Ben finalement c'est passé assez vite, c'est sur qu’après quelques trails longs 3h39 de course ça parait court . Je dirai que le seul point négatif, c'était la météo, mais ça on peut pas y faire grand chose...




  • 3eme senior féminine sur 9
  • 6éme féminine sur 14
  • 121éme au total sur 187

Les 1eres féminines ont fini en 3h15 et la dernière en 4h27
Le 1er en 2h26 et le dernier en 5h02







Site de la course: http://trail-gargomancois.fr/
Trace GPS: http://connect.garmin.com/activity/386428863
Les photos sont pas de moi sauf la rose ;-)





lundi 9 septembre 2013

Des Maïounettes dans le Vercors


Pour comprendre l'origine de notre aventure vertacomicorienne, il faut remonter, il y a quelques mois. Lors du stage hivernal à Meaudre avec Maïlys. Cette dernière nous parle de l'UTV (Ultra Trail du Vercors). C'est tentant mais Maïlys me déconseille de le faire en entier. Elle a peur que se soit un peu juste après le TGV (Tour des Glaciers de la Vanoise) couru fin juin. Pas d’inquiétude  y a une option en relais. Mais avec qui le courir? Lors de notre stage, Chantal Family est en vacances à Autrans. on en profite pour aller boire un verre ensemble. Et hop au cours de la conversation le sujet est abordé... A ben oui pourquoi pas faire un relais DUO de filles.... Sur ceux l'hiver passe et s’éternise .. Puis un beau jour de printemps, un mail de Chantal "t'es toujours partant pour UTV en relais?"  J'y pensais plus... mais le lendemain, on était inscrites sous le nom de l'équipe "Les Maïounettes". ça nous est apparu comme une évidence,  avec Chantal on s'est rencontré sur le Maratrail de Lans Vercors, grave à Maïlys qui nous coaché sur la course, et en plus on va courir dans le pays de Maï. Par contre sur ce coup elle va préférer les plages d'Australie qu'un coaching dans leVercors.


Donc vendredi 6 septembre, un petit tchat de coaching avec Maïlys qui nous a pas oublié, Elle me donne un objectif: finir avant la pluie annoncé pour la fin de journée. Oui mais la pluie est annoncé pour 17h.
Le soir à Villars de Lans, Je retrouve Chantal inscrites avec moi en relais duo, et le mari de Chantal et un copain a eu, inscrit sur l'ultra en équipe Ultra Team. On récupère les dossards, briefing, rencontre rapide avec Nath qui a prévu de faire l'ultra en solo, pasta party au studio et dodo.
Départ des garçons prévu à 5h du matin et pour Chantal 6h. Au départ des garçons je me lève pour tenir compagnie à Chantal que j'accompagnerai jusqu'au départ.



6h le départ est donné, il fait encore nuit. Chantal est partie et moi je retourne de coucher....
8h30 je pars direction Corrençon en Vercors 1er relais de 4. 
8h52 Nath arrive en pleine forme
 Je compte les filles en relais DUO qui arrive, avec le suivi live je vérifie si c'est des relais filles ou mixte, La 1ere fille qui arrivent c'est un relais filles en un peu moins de 3h à Correçon. D'autre filles arrivent, relais mixtes, 
9h32 une féminine des No Lopette Team Gazelle, donc la 2eme équipe féminine...
9h37 qui vois je arrivé? Chantal!!!  Je lui dis qu'elle est 3eme, elle me dit que le relais lui met la pression qu'elle a bien lancé dans la descente et qu'elle espère ne pas s’être trop cramé. Et elle repart.

Ensuite direction Meaudre, je retrouve Séverine (Sev22 sur caf) qui est aller reconnaître la section entre Meaudre et Autrans.  Elle me tiendra compagnie en papotant jusqu’à l'arrivée de Chantal.
12h05 On voit passer Nath en coup de vent.
L'attente est longue, jusqu'à maintenant je n'avais pas l'impression que j'allais courir. Plus les minutes passent et plus je me rend compte que je vais courir 43km avec 2400 de D+ et  pas un petit footing. 
12h21 La No Lopette Team Gazelles passe toujours en 2eme position. La pression monte... Est ce que  la prochaine sera Chantal? Ou pas?

12h48 Le speaker annonce dossard 2021. Enfin Chantal arrive je me tiens prête  passage de puce et je repars. 
Je sais pas où je pars, je suis pas du tout dans l'esprit de courir. j'ai une chose à l'esprit c'est qu'on est 3eme et qu'il faut garder la place. Non! je n'envisagerai à aucun moment d'aller chercher la 2nde. 
ça grimpe tranquillement, je double des solos. On passe au dessus du gite de l'Arcanson ou Maï nous amène pour les stages d'hiver. On est sur les chemins où on s'est baladé en raquette, et où on a sauvé le saucisson d'une avalanche cet hiver (cf Winter academy saison 2) On oscille jusqu’à la descente sur Autrans à 13h44. Je commence à rentrer dans la course et a être bien, même si j'ai pas l'impression d'avoir les jambes des grands jours, et vue le coup de fatigue que j'ai eu suite à la rando VTT avec Emy on peut dire que ça va. Un passage sur la route, on passe devant une maison avec une grande antenne avec une rubalise en haut. Je fais remarquer à mon compagnon de course du moment qu'il avait mis le balisage bien haut. Il me répond "c'est pour annoncer ce qui nous attend..." C'est là qu'on  que j'attaque les choses sérieuses (les solos en ont vu d'autres), direction le pas de Bellecombe 1649m, soit une grimpette d'environ 3km pour environ 500m de D+. ça me semble super raide, il fait chaud, j'ai la tête qui bouillonne, mais j'avance bien, je double toujours des solos et même un relais duo, un relais de 4 est calé derrière moi. Même si on joue pas dans la même cours, le fait de doubler est psychologiquement agréable, on a l'impression d'avancer super vite. Je mets 43 min pour arriver en haut.

Maintenant on redescend sur Engins 867m. Dans la descente j'ai beaucoup moins chaud, je suis bien je me lâche peut être même un peu trop. ça fait 2h que je suis parti, j'ai un message de Chantal "L'écart se creuse avec les poursuivantes!!" Cool, mais je me préserve pas pour autant ben oui je ne connais pas l’écart.... en plus j'ai pas mal aux genoux donc c'est cool, mais je me lâche tellement que j'ai mal aux cuisses, les quadris me brûlent déjà, mais c'est beaucoup trop tôt. Je suis en train de cramer mes quadris pour la suite.... 

J'arrive à Engins. Engins est associé au Maratrail et au pas du curé pour rejoindre St Nizier. En même temps si on lève la tête dans la descente on se doute bien que la remontée va être dur. Je passe une fontaine ou des mecs font le plein d'eau, je m’arrête pas pour me rafraîchir  Erreur. Des les premiers mètres de la montée sur St Nizier je regrette de pas avoir passé ma tête dans la fontaine. On est dans un bois, mais il fait lourd. C'est dur mais je suis bien. Je trouve ce passage très dur, il faut franchir des gros rochers et mettre les mains, y a des mains courantes et des passages étroits avec du vide en dessous. C'est peut être dramatisé mais je suis sujette aux vertiges. Faut lever les pieds très hauts et se battre avec les bâtons qui me gène. Lors de la montée j'explique à un solo que pour avoir déjà monté le Moucherotte dans mes souvenirs,je trouve se passage plus dur car le Moucherotte c'est long mais plus régulier. On sort du bois et arrive sur St Nizier par le même chemin que le Maratrail, cette fois je ne loupe pas la vue sur le massif de la Chatreuse. Juste devant moi, j'aperçois Nath, je la rattraperai au ravito.

15h47 j'arrive à St Nizier,  Séverine est là, ça me fait plaisir, elle me donne un coup de mains, j'arrive pas a remplir ma poche d'eau, j'en met de partout et trempe tout mon sac. Elle me dit qu'à Autrans j'avais 40min sur la 4eme. J’échange quelques mots avec Nath qui semble super en forme et je repars pour l'ascension du Moucherotte 4km pour 750m D+. 

Je pars tranquille, ne cherche même pas à courir dans les parties roulantes. Les relais de 4 doublent en courant à ben oui y sont tout frais eux. Bon ben, on a pas pris le même chemin que sur le Maratrail sinon c'est que mon cerveau a fait abstraction de ce passage bien raide dans un goulet. je pense que le mec avec qui je discutait plus bas a du me maudire.... C'est dur mais le moral est là... Je pense à la montée expert de la rando VTT et je me dis ça aurai pu être pire, j'aurai pu avoir un vélo à pousser.... Ben oui on trouve se qu'on peut pour ce motiver...  Juste avant le sommet des mecs font de la slackline au dessus du vide, même pas peur. 
Sommet du Moucherotte en face la  Moliére ou on est passé


J’atteins le sommet du Moucherotte 1901m, en 1h07, on va dire que le plus dur est fait. Faut descendre sur Lans en Vercors maintenant. C'est long, les cuisses brûlent  je dirai même elles brûlent beaucoup. Je commence à fatiguer, vivement qu'on arrive à Lans En Vercors... J'en ai marre.... Une femme passe la tête par son velux pour m'encourager. Je reconnais l'arrivée sur Lans, il me semble y être passé lors du stage multisport .
Sommet du Moucherotte, la vallée de Lans à Villard

18h03 Ravito de Lans En Vercors 1041m, y a pas beaucoup de monde, je mange un morceau, le moral est au plus bas. Une bénévole veut m'encourager et me dit "il reste 13km et 400m de D+" ben là pour l'encouragement c'est plus que raté. je pensais qu'il restait à peine 10km avec une mini bosse. Même sur la route plate j'ai du mal à avancer.... Je demande à Cyril de me dire quand la 4eme passe à Lans...   à un moment, j'estime qu'il doit me rester 10km, je regarde ma montre mon allure moyenne 10min/km donc je devrait mettre 100min soit1h40. Le ciel est de plus en plus noir, 2 relayeurs de 4 me double. Il me reste un gel, il faut que je soit stratégique pour le prendre. Sans le vouloir je l'ai pris juste avant la bosse ou plutôt le chemin de croix. Je suis seule, il tombe quelques gouttes, l'orage gronde, il fait sombre dans le bois et ça grimpe, quand je dis ça grimpe, c'est ça grimpe raide à chaque fois que je crois que c'est fini, ben non ça repart de plus belle. C'est horrible, j'ai envie de m’asseoir là au bord du chemin et d'attendre... attendre... mais attendre quoi? le serre-fil? il va penser dans longtemps, la pluie? non je veux pas me prendre l'orage sur la tête en plus Maï m'a dit tu arriveras avant la pluie.  alors je continue. En haut, j'aperçois un mec devant, je ne suis plus seule. J'ai envie de crier "attends moi, je veux plus rester seule" un morceau de barre dans la bouche,j'en peux plus, c'est la fin de la montée je tente une mini accélération pour finir la montée et rejoindre le traileur solo. On arrive sur un point de vue avec des tables de pique nique. On dirai un endroit ou on est passé avec Maï l'été dernier lors de la sortie trail. 

Maintenant c'est quasi plus que de la descente, je repars donc avec mon nouveau compagnon de route. On discute... très franchement je revis...j'ai pas de nouvelle de Cyril donc la 4eme n'a passé Lans?!  On va courir quasi jusqu'au bout, même les petits légers faux plat on les cours. On double plusieurs coureurs solo... Une fille nous double, mon compagnon de route me dit detent toi c'est un relais de 4...  On voit Villard de Lans mais on a l'impression de faire mille détours .. Enfin on arrive, je lui dis qu'il m'a sauvé ma fin de course et lui reconnait qu'il n'aurai jamais autant couru et doublé sur la fin tout seul. Sa femme l'attend avec son fils. Il franchira l'arche avec son fils. 
ça y est, les Maïounettes ont fini en 13h58min59sec, et j'aurai couru ma section en 7h11, je suis sous la tente de ravito et là la pluie se met à tomber, pas 3 gouttes comme sur la course, une énorme averse orageuse. Et la je pense à l'objectif que m'a donné Maï arriver avant la pluie. Je suis épuisée,mais j'ai fini avant la pluie,  c'est con mais j'ai cru que j'allais éclater en sanglot. ça en a presque inquiété la bénévole car elle m'a demandé si ça aller et je lui dis en souriant bêtement "je suis arrivée avant le pluie".

Chantal qui pensait pas que j'arrive aussi vite.... à loupé mon arrivée....  Cyril n'ayant pas accès à un PC, a loupé aussi la retransmission en live sur la webTV.... mais c'est pas grave je leur pardonne :-)....

Nath est arrivée environ 20 min après moi elle a fini en 15h21.

On finira donc:
3eme relais duo féminins sur 6 partants et 5 arrivants
36eme au scratch sur 65 partants et 54 arrivants
le relais duo féminins 2eme les No Lopettes Team gazelles on finit en 12h45 et les 4eme oui celles qui m'ont mis la pression toute la course on finit en 15h16, soit plus 1h15 après nous....

On montera pas sur le podium car je suis arrivée longtemps après la remise des prix mais on aura quand même notre lot une ceinture porte bidon raidlight et un flacon d'huile de massage Weleda chacune. J'en ai pas parlé avant mais on a eu un super Tshirt Raidlight à notre taille bien coupé et d'une jolie couleur.

C'était une super course, le parcours était superbe, organisation nickel, le balisage nickel. Rien à redire. Contente d'avoir revu des copines. Courir en relais c'est pas évidant  on veut pas décevoir son équipière du coup ça rend la course plus dur. Partir en sachant qu'on est 3eme ça met la pression.... Un petit regret de ne pas avoir vu la 1er partie du parcours qui avait l'air très belle. J'ai beaucoup souffert sur cette course, je pense que la fatigue des jours d'avant y est pour quelques choses. Tant que le moral était bon c'est bien passé, mais quand le mental a flanché ça a été très très dur. Et quand j'ai trouvé un compagnon de course direct c'est revenu et j'ai pu finir en courant. Comme quoi c'est dans les jambes mais beaucoup dans la tête....




Trace GPS de ma course http://connect.garmin.com/activity/372547240
Lien du site de l'UTV http://ultratrailvercors.com/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=3&Itemid=30

Pour les photos y en à d'autre sur le site au fil des lumieres