Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre.

mardi 27 août 2013

Rando d'Or: la 1ere fois c'est de l’inconscience, la 2eme fois c'est de la folie?

Tout commence mardi dernier, quand Emy me propose de venir avec eux faire une rando VTT aux Saisies. ça cogite dans ma tête, ça fait une paie que j'ai pas vu Emy, la rando est le dimanche. J'en parle le soir à Cyril, il me dit" une rando VTT, ok, pourquoi pas"  "Quoi une rando VTT avec Emy? mais ça va pas on va mourir?". On regarde les parcours et on se dit que le 40km nous irai très bien, mais ça c’était avant d'avoir eu Emy au téléphone. Bon ben voilà on est inscrit sur le 65km....  On n'est pas complètement maso non plus, il a plusieurs possibilités de replie et un télésiège pour zapper la montée" Expert". Un peu inquiets qu'en même mais confiant... Enfin c'est surtout l'inquiétude de faire nos boulets par rapport à Emy et Franck.

VTT rockrider 720, très bon état ;-)
Niveau organisation c'est tip-top, Emy s'occupe du logement, de la logistique de me réserver un VTT (ouais le rockrider 720 d'il y a 15 ans c'est un peu juste pour la montagne).
J'ai une semaine chargé niveau boulot, donc mes affaires sont préparé à l'arrache en 30min samedi midi.
Samedi 18h, Cyril me récupère à la sortie du boulot et nous voilà en route pour les Saisies. On rejoint donc Emy et Franck au gîte. On passe une bonne soirée papotage, pendant que dehors l'orage et la pluie se déchaîne.

Le lendemain matin, il pleut de nouveau, la motivation en prend un coup, mais on y croit car la météo ne prévoit pas particulièrement de pluie pour la journée. Le départ groupé est prévu à 9h, il pleut plus. Lorsqu'on récupère les plaques pour le vélo, on nous annonce qu'une partie du parcours est supprimé. C'est une descente très technique classé Expert... Je dis rien mais ça m'arrange car les descente" Expert" comment dire...  rien que le mot expert ça me fait flipper...



Nous voilà donc parti. Dés le début, je trouve mon vélo très confortable, c'est du bonheur. Le parcours est un enchaînement de monotrace et de pistes. Les montées sont souvent sur les pistes ou des chemins pas trop technique. Par contre les monotraces sont parfois bien grasse, ça part dans tout les sens. Chacun avance à son rythme Emy devant, puis Franck et derrière, moi et Cyril, non je rectifie y à Cyril et c'est moi qui suis la derrière.




On quitte une monotrace, j'entend de la musique et arrivé sur la piste, on tombe sur une voiture sono.
A 5 km on passe le plan Corbet, 1ere ravito les copains s’arrêtent pas mais avec Cyril on chope vite fait un bout de fromage et on repart. On monte jusqu'à proximité du Mont Clocher 1976m pour rejoindre le Col de Very 2062m.







La voiture sono
Apres le 2eme ravito, on enchaîne avec un mur, c'est raide, ça glisse. Même Emy a posé le pied à terre, la preuve c'est elle qui prend les photos ;-)



 et après ça, on attaque une longue descente sur Praz sur Arly (1009m). Sur la piste je me fait super plaisir. Avec le vélo tout suspendu c'est un vrai bonheur. Après c'est la monotrace, c'est super chouette, mais j'ai un peu peur. j'arrive à suivre une bonne partie de la descente un groupe de 3 mecs. Puis je me suis retrouvé seule, et j'ai un peu de mal à gérer les racines et la boue. Faut dire que mon vélo freine super bien du coup avec le terrain gras ça chasse assez vite et j'ai pas toujours l'impression de tout contrôler. Mais ça passe beaucoup mieux que ce que je l'aurai pensé. Même Cyril est surpris de me voir arriver aussi rapidement. Il venait de dire à Emy et Franck que j'allais arriver dans une demi heure donc qu'il pouvait continuer sans nous. Et je retrouve donc ces derniers dans la file du télésiège. J'attrape vite de quoi manger et on attrape vite le télésiège.
Une montée d'un quart d'heure, je suis frigorifié et je grignote, mon morceau de Beaufort, mon pain, ma banane et mon gâteau.  



En haut 1730m, on repart donc tous ensemble. ça remonte direct, l'avantage c'est que ça réchauffe direct. On longe un alpage avec des vaches et leurs grosses cloches qui nous regardent. C'est beau, mais c'est dur, j'ai vraiment du mal à monter. je pose plusieurs fois le pied à terrain. Cyril est juste devant mais lui passe tout sur le vélo. Au sommet du Ban Rouge 1983m, il m'attends. On se pose le temps d'un arrêt pipi.

 Puis ça redescend, c'est pas particulièrement dur mais je galère, je commence à fatiguer. Je rejoint Cyril qui est à l'arrêt au lieu du chemin il vient de tomber, rien de mal. On repart et arrive sur une exploitation agricole. 2 VTTistes sont là, c'est Emy et Franck. Emy a un problème mécanique.  Emy me regarde et direct de me dis "ça va pas?" "t'as manger? t'es toute blanche" "tu vas nous faire une hypo". Effectivement je mange une barre, pendant qu'ils tentent une réparation de fortune. Au moment de repartir je me sens nettement mieux. Emy avait bien vu, mais ou j'ai rien vu venir.

Allez hop c'est repartir, dans la descente, ça tape bien sur cette piste c'est horrible. Oups j'ai oublié de débloquer les suspensions du VTT. A ben ça va nettement mieux maintenant.
De nouveau un ravito, 1514m Plan Désert. Pendant qu'Emy et les garçons tentent une réparation plus costaude du vélo, je mange quelques bonbons qui me narguent depuis un moment. Le bénévole me propose même du Genepy.... (que je vais refuser)
Alors là on a le choix soit on prend le remonte feignant, soit c'est 3,5km de grimpette pour 500D+. Cyril vote remonte feignant, moi je sais pas une petite voie veut monter et l'autre faire la feignasse. Mais comme je suis faible et très influençable, la voie de Franck et Emy réussi a me convaincre de monter à vélo et Cyril viendra à contre cœur avec nous.

On attaque. Dés le premier virage, je regarde Cyril et lui dit "je crois qu'on s'est fait avoir". Emy se ballade devant, Franck monte doucement mais surement et nous on galère. J'opte donc pour le mode "run&bike" quand les cuisses brûlent trop à vélo je pousse et quand j'en trop mal aux cuisses de pousser je remonte sur le vélo. Dés que c'est légèrement roulant, je monte sur le vélo, dés que la pente est raide, je pousse. Je distance un peu Cyril. Puis la pente se fait bien raide une longue piste raide et droite. J'aperçois Franck qui à l'air de galérer lui aussi. Là, c'est que l'option, je pousse le vélo. Je suis concentré, je réfléchis plus et pense à dans 15jours le Moucherotte dans le Vercors finalement ça sera facile sans avoir à traîner 13kg de vélo. Je finis par rejoindre Franck qui s'est arrêté pour quitter sa veste. On regarde devant nous un mur encore pire nous attend et au sommet Emy qui crie "Ouh ouhh" "Allllleeez" "Saucisson" "Beaufort""Alleeeeez". En plus ça glisse. C'est horrible. Et Emy qui n’arrête pas de crier...
Enfin le sommet 2000m, Cyril arrivera juste un peu après nous. Pour l’anecdote Emy a posé le pied à terre juste sur le mur de la fin...

ça parait facile comme ça, mais en fait non...







Bon maintenant on redescend... Monotrace à travers l'alpage et dans la boue... ça glisse. Bien sympa, puis ça remonte doucement, mais c'est dur je galère un peu. Je perd le groupe de vue. On prend un monotrace dans les bois c'est super chouette, mais j'y arrive plus, je glisse manque de tomber je ne sais combien de fois. C'est vraiment trop dur. Je pousse le vélo. Emy pensait devoir arrêter à cause de son problème mécanique. Du coup je me dis, que moi je vais rentrer et lui filer mon VTT pour finir.

Tant bien que mal, j'arrive au ravito du Plan Corbet, sur le rotule. Je dis à Cyril j'en peux plus... Emy vient vers moi et me dis "c'est bon je finis avec vous la réparation tiens bien" et moi qui pensait rentrer et refiler mon vélo. "et t'as vu ta tête, tes toute blanche! tu refais une hypo ou bien." Ah c'est pour ça que j'y arrivais plus? ça craint, heureusement que je gère beaucoup mieux mon alimentation en trail qu'en VTT. Du coup, on prend son temps, Coca, pain, fromage, jambon, raisins sec.


Bon voilà on a fait le plus gros. J'ai repris des forces. C'est reparti pour une grimpette au col de la Lézette 1785m Puis le Char du Beurre 1889m et enfin une longue descente sur Crest Volant, mais pas que... Y avait bien une ou deux bosses au milieu ça aurait été trop facile. C'est sympa dans les bois pas trop technique mais quelques épingles que j'ai du mal prendre mais dans l'ensemble ça passe bien.
 Arrivée sur Crest volant (1250m) une descente toute droite à travers prés avec au bout le cimetière. Tu dévies un peu, tu te manges le mur, tu fais un soleil et direct dans le cimetière c'est pas la classe? J'ai évité le mur...
Allez ravito, Cyril m'attend. Emy et Franck sont déjà repartis. Cyril les a juste aperçu dans le télésiège en arrivant.
Crest Volant que de souvenir, le jour de mes 20ans, j'étais venu skier avec la Deju family et la soeur de Carole qui a hurlé à qui veut l'entendre toute la journée "Aurélie 20 ans aujourd'hui" c’était y a 14 ans 7mois et 1 jours. On rajeunit pas....

Apres 15min de télésiège qui nous remonte à 1620m, on repart, on se trompe une fois et reprend le bon chemin. Une monotrace bien sympa. Puis une piste qui monte. pas très raide, bien roulant mais c'est interminable. A chaque virage on croit que c'est fini mais en fait non. J'en ai marre. Je refait du "run&bike" mange des fraises des bois. Rien y fait. Les marcheurs nous souhaite du courage. Un gamin dit à ses parents "Y sont courageux les gens!?" ça me donne envie de chialer tellement j'en peu plus de grimper.
Mais arrivé en haut 1840m, le petit ravito des Gentianes, une femme seule, on s’arrête papote avec elle. Et maintenant, on redescend sur les Saisies environ 1600. La station est là à nos pieds. Une super descente en monotrace, c'est trop bien j'adore, je me fais super plaisir. Quel plaisir de finir sur une note positive....

On passe l'arche retrouve Emy et Franck qui mange la tartiflette d'arrivée. Une bénévole nous intersecte au passage, "le numéro 36 c'est vous? vous venez d’être tiré au sort. Vous gagnez un lot" Cyril repart donc avec un Tshirt, une casquette, un stylo, un porte clé et un bon d'achat dans une boutique des Saisies.

Apres une bonne douche, on profite d'un petit casse-croute improvisé avec crudités, saucisson, fromage et autres préparés par nos hôtes. Mais comme toute les bonnes choses ont une fin, il faut se décider à partir, notre Wouafette nous attend...

Je suis repartie avec des souvenirs et des images plein la tête. On a vraiment passé un super week-end. ça m'a fait super plaisir de revoir Emy. Je pense que je me rappellerai longtemps de la montée de la mort avec Emy qui hurle des encouragements du sommet, des supers ravitos avec Beaufort, Reblochon, des bonbons du vin et du Génépi. Les bénévoles supers sympa, les groupes de musiques au ravito. Des belles descentes. Des paysages superbes, avec de beaux alpages. Dommage que le temps était un peu bouché car à priori on a loupé quelques beaux panoramas.
Par contre c'est sur que je manque un peu d'entrainement pour ce type de rando, c'était quand même dur même très dur. Mais comme me l'a fait remarqué Cyril, on a pas croisé beaucoup de filles sur le grand parcours. Là, comme ça, 2 jours après, j'aurai envie d'y retourner pour les descentes, par contre pour les montées faudra encore attendre un peu...
Et si ça intéresse quelqu'un y va bientôt y avoir un VTT rockrider 720 à vendre :-), oui ça y est je suis convaincu, je crois que je vais m'acheter un nouveau VTT.



On aura parcouru
Distance 55km
D+ 1985m
D-3048m
Temps total: 7h54
Temps à pédaler: 6h environ

Lien vers la trace GPS http://connect.garmin.com/activity/365339513
 Et merci à Emy, sans elle y aurai surement pas eu toutes ses photos.











lundi 19 août 2013

Un alsacien, qui court en Haute Loire

Cette semaine, nos copains d'Alsace sont venu nous rendre une petite visite. Guillaume souhaitait courir en "Montagne". Donc même si, la Haute-Loire c'est pas forcement la montagne, ça l'a bien changé de ses chemins plats et lisses.
Donc lundi, petite mise en jambes, sur mon parcours qui cumule quelques bosses sur peu de kilomètre. Je le teste dans les montées et les descentes techniques. et lui se venge sur le plat. On se crame un peu mais c'était bien sympa
Distance:8,90 km
Temps:55:27
Vitesse moy.:9,6 km/h
Gain d'altitude:231 m
Le jeudi soir, 2eme sortie, un peu plus roulante mais un peu plus longue. Bon la c'est moi qui ai plus de mal à suivre... Mais c'est une belle sortie.
Distance:11,01 km
Temps:1:06:40
Allure moy.:6:03 min/km
Gain d'altitude:229 m
Et pour clôturer leur séjour, dimanche sortie longue dans le Lizieux, Fred,(un presque voisin, très sportif) se joindra à nous.  J'ai essayé de cumuler le plus de dénivelé sur une vingtaine de kilomètres. Guillaume se demande à quelle sauce il va être manger. 
Avec Guillaume et Wouafette
Fred et Guillaume



Les Garçons au sommet du Lizieux

Avec Guillaume au sommet du Lizieux
Et oui on était là haut tout à l'heure

 Finalement, Guillaume survivra à la sortie, il finira même  avec une belle accélération, alors que moi je serai bien à la traîne derrière.... Par contre, il trouvera qu'il y avait trop de cailloux par chez nous. Ses chevilles survivront aussi mais si elles ne sont pas habituées à ce type d'effort.
En tout cas je suis bien contente de ma sortie car j'ai bien montée, peut être même un peu trop vite car sur la partie roulante de la fin j'avais un peu de mal à suivre. La Wouafette a bien eu chaud. Et pour Fred ça lui a fait une sortie tranquille ;-)

Distance:25.52 km
Temps:3:07:46
Vitesse moy.:8.2 km/h
Gain d'altitude:785 m
par contre je suis un peu déçu par le dénivelé je pensais que ça en ferait un peu plus que ça. Mais c'est pas grave j'ai déjà prévu quelques modifications au parcours pour rajouter une ou deux bosses :-)


dimanche 11 août 2013

Rando VTT 60km, même pas peur...

Dans la semaine, mon collègue de boulot, me montre un dépliant d'une rando à Araules (43) à 5min de la maison. Plusieurs parcours rando à pied ou VTT (3,10,20,30,55 et 65km).
Suite à la sortie de 50km  VTT de Cyril la semaine derniere, je lui propose de faire le 55km. Donc nous voilà à 9h dimanche matin à Araules. Ah tiens le 55km et le 65 ont fusionné en 60km.

Des le départ ça monte, ça met direct dans l'ambiance.... On part tranquille. Cyril me demande quand j'ai fait du VTT cette année, ben 1 fois en juin, 28km, pourquoi??!!

Chaque montée brûle les cuisses, les descentes aussi, j'ai l'impression qu'elles se tétanisent. Je trouve que c'est déjà dure. Les descentes sont super raides et je suis vraiment pas à mon aise. 10km 1ere ravito, "goinfrage" fromages, saucissons, banane tout y passe, on traîne pas trop et on repart. Cette 2eme portion, et je pense encore plus dur et technique, des montées bien raides, on pousse le vélo. Des monotraces dans la foret c'est chouette. Une grande descente, un épingle et là c'est le drame, je sais pas trop comment je me débrouille, mais je perd l’équilibre, et bascule sur ma droite, tête la première, je vois le sol se rapprocher très vite. Et paf impact, ma premier gamelle en VTT. Plus de peur que de mal, mais vive le casque! qui a bien amorti la chute,un genou éraflé et mon épaule déjà de travers à pris un coup (dommage ça n'a pas l'air de l'avoir remise) et de la terre de partout. Remise de mes émotions, on continue notre route.

2eme ravito Kilometre 18, un couple discute, la fille dit "si la suite et comme le début, ça va être tranquille..." Quoi ?!tranquille?! mais moi je galère grave, j’espère que ça sera plus facile....  Bon j'avoue que je me doute bien que la suite ne sera pas une sinécure.
On repart, je me demande depuis un moment si on bifurquerai pas sur le 30km. Finalement, on arrive à la bifurque et on prend sans réfléchir direction 60km, pour enchaîner avec le tour du Barrage de Lavalette. Avec une petite variante de 5km plutôt roulante avec une longue grimpette...
Là c'est très dur, j'ai hâté d'arriver au ravito. A la Brosse? à non, à Utiac c'est encore plus loin...

3eme ravito, Kilomètre 40, Alors là une grosse pause, on mange, remplie les camel, discute un long, très long, moment avec les organisateurs. C'est bien sympa, mais c'est qu'on est pas d'ici. On va attaquer la partie la plus technique du tour du barrage, même si la pause a fait du bien, la fatigue revient vite. Enchaînement de montée et descente. Des que ça bute sur une pierre impossible de relancer, je descend du vélo et je pousse. Cyril commence à fatiguer aussi. On sait qu'on peu raccourcir pour rejoindre le dernier ravito, mais on cherche même pas à le faire. De toute manière, je m'en serai voulu de pas le faire en entier.
Tour du barrage fini, maintenant c'est la route du retour.... Une longue grimpette au début sur la route, puis dans un chemin, j'ai l'impression de passer mon temps à pousser le vélo. On garde le sourire, ça grimpe toujours, jusqu'au ravito de Pelinac, on pédale doucement mais surement.

4eme ravito kilometre 57, Pelinac, si prés de la maison, mais non faut retourner à Araules... Grosse pause, papotage avec les organisateurs. Ils ont halluciné quand on leur a dit que c’était ma 2eme sortie VTT de l'année. Mais rassuré de savoir que c’était pas ma 2eme séance de sport de l'année ;-).
On repart, maintenant faut rejoindre St Jeures bourg, dernière grosse grimpette...  Maintenant on est presque au bout faut juste remonter sur Araules, mais que c'est dur, mon épaule râle, j'ai en trop marre d’être en appuie sur mon bras... Mais c'est fini... maintenant une assiette garnie, pour reprendre des force....

Comme quoi, entrainement vélo de route et course à pied, ça suffit pas pour être à l'aise sur un VTT... Mais c'était une chouette ballade, l'organisation super et bien sympathique. On a passé un bon moment.

Lien vers la trace GPS
http://connect.garmin.com/activity/357113485

lundi 8 juillet 2013

Try Trail et Triathlon des sucs la face cachée



Ce week-end c'était la fête pour mon club. Le Tryssingeaux organisait samedi, le 1ere TryTrail du Barrage de Lavalette et le dimanche le 16éme édition du Tri des Sucs.
Cette année, je ne participe à aucune course. Faut savoir être raisonnable une semaine après le TGV. Donc du coup pour moi c'était bénévolat. J'avais essayé de m'impliqué un peu avant en donnant un coup de mains pour l'organisation des lots pour les triathlon.  C'est vraiment une organisation de dingue. Les membres du club sont réquisitionner comme bénévole.
Mes missions du week-end sont: vendredi aprem' balisage d'une rando, samedi matin buvette, samedi aprem' serre-file (je ferme la course) et dimanche ravito.

Vendredi:
14h30 nous voilà partie à 2 en VTT avec la Wouafette, avec notre rouleau de rubalise, notre ciseau ,une carte IGN et un parcours tracé sur une image satellite. Bon ça va, on a une rando de 11km à baliser. J’avais repéré le parcours sur la carte avant de partir. Le but, découper les morceaux de rubalise, et les accrocher aux branches, poteaux ou autre le long du parcours. le tout sans perdre les morceaux de rubalise qu'on avait decoupé à l'avance, sans que ces derniers se coincent dans les roues du velo, et biensur en balisant le bon chemin. On a bien eu quelques ratés, en balisant sur 200-300m un chemin en monté pour arriver en haut et se rendre compte que c'etait pas le bon chemin. Hop demi-tour et on enlève tout.
Finalement, le parcours fera plutôt 10km et on aura mis 2h15.

Samedi matin:
Mission buvette. J'ai appris à servir une pression, mais j'y arrive pas. Finalement c'etait surtout de la mise en place. Les 1ere client arriveront vers 11h30, C'est pas tout ça mais moi faut que j'aille manger je cours à 15h

Samedi apres midi:
Mission serre-file.
Pour l'occasion,  j'ai décidé de tester mes nouvelles chaussures conseillées par le podologue, les Adidas riot 5,  28km avec des chaussures neuves...
Au brefing avant course, on annonce ravito à 12km et 20km??!! A bon, lors de la reco, on avait dit 8 et 18km...
Pour ma mission on sera 2, moi et Bea. On a revêtu notre cape de super hero. Y fait très chaud, alors la chasuble fluo on a pas trop envie de l'enfiler, alors on l'attache à nos sacs avec des épingles. Elles volent au vent s'est la grande classe.

Le départ est donné, tout le monde part... On suit derrière... On a pas passé la ligne droit de départ qu'on entend crier... On se retourne... Oups on en oublie un... c'est bon il est dans le rang. Il cours pas très vite, la tête basse. nous on papote derrière. on passe le mur du barrage, puis ça monté.On rejoint Elisa, qui est venu se tester sur la distance.Puis elle nous dit, "je crois que vous avez oublier quelqu'un?!" On se retourne un couple, il avait loupé le départ, décidément... au fur et à mesure de notre progression sur la route on libère nos signaleurs. On attaque le chemin. Elisa file et double l'homme en bleu. le métronome. il est super régulier, il regarde le sol, et garde le même rythme, ne marche pas dans les montées... Et nous derrière on papote. Comme ça doit le saouler.
Le métronome rattrape Elisa, on l’apercevra un peu plus loin dans une montée puis on le revera plus. Je me demande encore combien de temps il a mis... Mais il a du garder son rythme jusqu'au bout...

Une rando est aussi organisé en sens inverse du trail, ils sont partie ce matin tôt, donc on les croisera sur la parcours.

Kilometre 8 ravito a ben oui c'etait bien à 8 et pas 12, y a du monde qui fuie vite en nous voyant. On discute avec les jeunes du ravito, mange un morceau, pour une fois je prend mon temps au ravito.

Elisa
A partir du kilomètre 11, ne croisant plus de randonneurs, on attaque de débaliser. C'est rigolo, tu passes en courant, tu tires sur la rubalise et hop elle vient ou pas, dans le 2eme cas ton bras reste accroché en arrière et tu es arrêté net, et comme du coup tu as bien serré le nœud et ben tu y passes 5min pour le défaire. Dans les bois si s'arrêter trop longtemps on se fait attaquer par les moustiques.

On s’arrête à chaque signaleur, discute quelques minutes, on se débarrasse de nos rubalises et on repart. on rattrape Elisa qui a trouvé un compagnon de route.


 On arrive au ravito kilometre 18 et non 20 On citera pas le nom du speaker. Y a que nous au ravito, et  de la pastèque, elle est trop bonne, pourtant je suis pas fan, mais là bien sucré et avec la chaleur c'est un vrai plaisir.







On continue tranquillement, en alternant petite descente et petite montée, le plus souvent à l'ombre mais parfois au soleil. Elisa fatigue de plus en plus j'essaie de l'aider comme je peux,   L’homme qu’elle avait rejoint est toujours avec nous, en fait il se connaisse. Du coup il restera jusqu’au bout avec elle. 

Tiens un 3eme ravito ??? il était pas prévu celui là. Mais c’est celui de la rando de 11km, il ne devait pas être là mais finalement les jeunes ont eu une très bonne idée.  Ils se sont installés à un carrefour entre le trail et la rando. Je crois que vue la chaleur les coureurs ont bien apprécié.  Je finis la pastèque et on repart. Y reste environ 3km. Un des signaleurs rentre avec nous. On longe le plan d’eau, c’est super joli.



Ça y est on arrive, on entend la sono. Un petit bout de route est voilà l’arche. Bravo à nos 2 compères et mention spéciale à Elisa, qui a fini et qui s’est accroché jusqu’à bout, qui a couru le plus qu’elle pouvait. Du coup elle a mérité un T-shirt et un poncho en cadeau. On bouclera le tour du Barrage en 4h30.
Je ne cacherai pas que j’étais contente d’arriver, de quitter mes nouvelles chaussures et de me tremper les jambes jusqu’à mi-cuisses dans l’eau du lac.


















Après ça une bonne soupe au choux, très franchement j’étais agréablement surprise elle était vraiment très bonne.  On mangera accompagné par un groupe de musique et pour finir  le feu d’artifice au bord du lac.





















Dimanche matin 8h :
Avant
A la base de loisir, quand on arrive c’est effervescence. On est un peu en retard. Ils ont déjà attaqué d’installer le parc à vélo. On se faufile pour passer avec la voiture. 
Notre mission à Cyril et moi, gestion du ravito au fin fond des bois. On remplit le Partner d’eau et de gobelet, il en faut suffisamment pour les 2 courses le S et le M. On doit prendre un petit chemin pas très carrossable. Un trou caché par des herbes et c’est le drame, la voiture coincé. Oups je repars au pas de course chercher de l’aide. Aller 3 hommes forts et la voiture est débloqué.  On installe notre table. Les gobelets sont remplis. Y a plus qu’a attendre les coureurs.

Depart du M
Le parcours course à pied est en aller-retour donc pour le format S les coureurs passent devant nous font demi-tour environ 200m plus loin et repasse devant nous avec un collier autour du cou. Pour le format M ils font 2 fois aller-retour. Pour résumer 2 passages pour le S et 4 passages pour le M. Je connais que les ravito de trail, ou on s’arrête papote et mange. Mais là ce n’est pas comme ça, quasi personne ne s’arrête et on tend les gobelets. 
Après la bataille


Il faut imaginer une centaine de coureurs par course qui se croise et recroise devant notre petite table. Heureusement pour nous les courses  2 ne sont pas en même temps, le S le matin et le M l’apres midi. Et bien c’est du sport, remplir les gobelets, les tendre, gérer les commande : « je prendrai un coca au retour », « j’ai pas eu de verre à aller » ben oui je te les donné mais on l’a renversé car un coureur arrivé dans l’autre sens. Puis y en a quelques-uns qui ont le temps s’arrêter des discuter vite fait. Puis y a ceux qui font demi-tour sans aller chercher leur collier.  Et surtout le 1er qui arrive comme une balle super concentré derrière le VTT de l’ouvreur.  Faut pas louper le passage de verre. 

Après la bataille
Sur le M comme y passe 4 fois ben à la fin s’est des copains. « merci au revoir, vous êtes bien sympa bon courage » c’est pas moi qui doit vous encourager ?! Y a ceux qui ramener le verre après leur demi-tour. Ceux qui le jettent dans les orties. Ceux qui n’avaient pas compris qu’il y avait 2 tours. Ceux qui se demandent dans quelle galère ils se sont mis. Celle qui pense être la dernière.  Celui qui est tombé. Celui qui a des crampes. Ceux a qui on propose direct un coca car dans leur regard on voit qu’ils en ont besoin. Et le dernier qu’on chouchoutte. Et qu’on encourage encore plus que les autres.


C’était une chouette expérience. Entre les 2 courses y avait les courses des enfants. on a pu voir le départ du M avec la natation. Ambiance à la base nautique était super sympa, les gens pique niquaient.  Y avait du monde de partout. Le soir, ils ont resservi une tournée de soupe aux choux.


J’ai passé un super week-end, mais je suis rentré bien fatigué. 









mardi 2 juillet 2013

Tour des Glaciers de la Vanoise



Y a un an, je lisais le récit de course de Maïlys du Tour des Glaciers de la Vanoise, ça avait l'air sympa. J'avais vu des photos du Lac des Vaches, ça avait l'air beau. En septembre lors du Grand Trail de St Jacques, un coureur me parle de ce trail alors que je suis dans le dur. Et là je me suis dit il faut que je le fasse. Maïlys et tous les traileurs qu'ils l'ont fait m'ont dit "c'est le plus beau trail que j'ai fait".


Mais ça c’était sans compte, une hiver long et rude en montagne. Début juin, le doute s'installe sur les conditions d'enneigement. Les rumeurs vont bon train, annulation? parcours de repli? Le 12 juin, le verdict officiel tombe "Le comité d’organisation des trails Vanoise s’est réuni ce matin, mercredi 12 Juin 2013. Les différents acteurs professionnels de la montagne s’accordent sur le fait que les conditions nivologiques (état d’enneigement) sont exceptionnelles à cette période de l’année,  et rendent impossible la faisabilité des parcours initialement prévus pour le Tour des Glaciers de la Vanoise (TGV) et pour le Tour de l’Aiguille de la Vanoise (TAV).Pour ne pas annuler ces courses et afin de garantir la sécurité de tous les participants les 29 et 30 Juin prochain, il a été décidé de modifier les parcours."

Le 17 juin, on connait le parcours de repli: 65km et D+3700m, donc plus court pour autant de dénivelé, et surtout ça ne sera plus une boucle mais 3 boucles avec des portions communes en aller/retour.  


 
Après quelques jours au soleil à Cassis nous remontons donc sur Pralognan la Vanoise le samedi. On part, il fait beau et 25°. On arrive à Pralognan, il fait 11° et il pleut. Mais on garde le moral les météorologues sont unanime : demain, il fait beau!

On récupère mon dossard. La pluie fini pas s’arrêter. On croise que des traileurs avec le nez en l'air qui disent " on dirait que ça se lève", on y croit...

18h30 un long briefing qui nous permet de retrouver quelques membres de Kikourous, suivie d'un repas à la Ripaille avec ces derniers. On passera une soirée fort sympathique.

21h45 au lit enfin sous la tente, la pluie se remet à tomber, avec un doux bruit sur la toile de tente. 

3h30 je suis réveillé avant mon réveil. Cyril se lève aussi, je prends mon petit dej' dans la voiture. La veille la fille du resto a eu la gentillesse de me remplir mon thermos d'eau bien chaud pour mon thé.

4h30 on part à pied pour Pralognan centre.
Avant le départ avec Monique La panthere de Kikourou
Je retrouve quelques kikous dans le sas, ça papote et plaisante. le temps semble bien couvert, et le jour pointe le bout de son nez. L'orga nous annonce le soleil pour 7h, on y croit
5h23 le départ est donné 

1ere boucle Pralognan (1400m) - Rocher de Villeneuve (2196m):

Rocher de Villeneuve
  Le début est assez roulant et large, mais le peloton se s’étire pas très vite, y a du monde. 
 J'ai fait la bêtise de mettre ma veste dans le sas car j'avais froid mais maintenant j'ai très chaud. J'avais mis mon gobelet attaché coincé sur une poche latérale ouverte du sac. Ce dernier sort rapidement de son logement et commence à faire bling-bling... à merde, une pensée pour Maïlys qui adore les gobelets de coureurs qui font Bling-bling ;-)


 Donc une pause vite fait, je quitte ma veste décroche le gobelet, range tout le monde dans le sac et sort mes lunettes de soleil... Ben oui il est 5h40 du mat mais à 7h il annonce le soleil...
 On attaque la monotrace, ça bouchonne dur, le rythme est très lent, c'est pas évidant de doubler, du coup, je colle les baskets de la personne devant jusqu'à ce qu'il me dise "tu veux passer?" 
Sommet du Rocher de Villeneuve
On sort des bois, on est dans l'alpage... La tête de course redescend on se croise tant bien que mal, les 1ere filles sont vraiment super bien place. Je monte tranquille avec mes bâtons. La montée est longue mais ça va. 
 Machinalement je tourne la tête, un rayon de soleil éclaire une aiguille qui d’après la carte doit être l'aiguille d'Aout. C'est superbe. 
 A 6h43 je pointe au rocher de Villeneuve
Maintenant, faut redescendre, la première partie est raide et boueuse. 
Puis on passe pas tout a fait par le même chemin, on fait un détour par la Montagne un jolie hameau loin de toute civilisation. On y est accueilli par un homme qui agite une énorme cloche de vache. 
On redescend jusqu'à Pralognan par un chemin forestier. 

  Pointage à Pralognan à 7h45, 1ere ravito, plein de monde est arrêté, je m'attarde pas, vérifie ma poche d'eau, elle est encore bien pleine, je mange un morceau vite fait et repart. Ma montre bippe pour m'avertir que c'est l'heure de manger juste en quittant de ravito. Elle est programmé pour biper toute les 50min. 

2eme boucle Pralognan (1400m) - Refuge de Péclet Polset (2450m):

  Pour la 2eme boucle, on part sur la route. Puis, on rejoint une monotrace qui est en contre bas de la route. Puis une piste forestière qui rejoint les Prioux (1711m). En traversant le village, au sol je vois un Iphone. Pendant quelques secondes je sais pas quoi faire, finalement je le ramasse. Un peu plus loin, je le confirai à un signaleur, pour qu'il le redescende à Pralognan. 

Le signaleur est la pour nous indiquer de bifurquer direction refuge de la Valette. Le soleil est déjà au RDV depuis un moment mais jusqu'à présent en fond de vallée, il faisait frais, j'avais presque froid. Maintenant, on est au soleil, ça monte raide, et il fait chaud. Ma montre bippe, je prend un gel car j'aurai rien pu avaler d'autre dans la montée. On grimpe jusqu'à 2150m, j'ai un rythme correct, je double plus de personne qu'il n'y a de personne qui me double, mais c'est dur et la montée est longue. 
Arrivée en haut lorsque qu'on bascule pour la descente une vue magnifique sur les montagnes me fait prendre une photo.

On descend rapidement sur le hameau de Montaimont (1906m), petit grincement de mon genou droit, rien de bien grave j'ai couru quasi tout le Lozere trail avec... On traverse le Doron dans une mini gorge, c'est super jolie et on rejoint le refuge du Roc de la Pêche (1911m) C'est à partir de là que je croiserai pour la dernière fois la tête de course. 

La première partie monte doucement dans le vallon, j'alterne course/marche enfin beaucoup marche. Je discuterai pendant un bonne partie de la montée avec un mec du sud. Je l'abandonnerai lorsque j'aurai trouvé un endroit adapter pour faire pipi. Car il faut le signaler en montagne après une certaine altitude y a plus d'arbres ni de buisson pour se cacher, et en course il faut trouver un endroit un minimum caché pas trop loin du chemin (on fait suffisamment de km comme ça) et facile d’accès. Je trouve l'endroit idéal. une petite ruine me cache des gens qui montent ceux qui descende c'est la tête de course y ont pas le temps de regarder les filles pisser. L'endroit est tellement idéal qu'une fille prendra ma place juste après.
La montée devient plus raides, ça devient plus minéral  Je croise Rayarun un kikou il me dit "y reste 500-600m avant le ravito", puis je croise Caral un autre kikou. J'aperçois un replat le refuge serait là? à non c'est pas là!!!  Rayarun je te maudis, le refuge il doit être tout là bas au loin là haut.... Tout les gens qu'on croise nous annonce un super ravito...  On traverse quelques petits névés et je pointe au Refuge de Péclet Polset à 11h03. 
Vue du Refuge de Péclet-Polset
Effectivement les bénévoles sont vraiment super sympa, les tables sont garnies de nourritures, saucisson, fromages, Tuc, fruits secs et j'en passe... Je remplie ma poche d'eau qui était vide, mange quelques tucs et morceau de fromage, range les manchettes envoie un sms à Cyril " refuge P.P. ravito, dur dur mais moral OK" et je repars... 
Wouaf, le tiraillement derrière le genou est bien présent... je repars en trottinant dans la descente... ça fait mal, je m’arrête, m’étire, repart... Je traverse un névé, glisse, tente de me rattraper et fait un rouler bouler dans à le neige. Je me marre, et demande aux coureurs présents si la gamelle est belle. A priori elle l'était. 

Je crois boire, ça marche pas, j'ai coincé le tuyau en remplissant, donc repause... ça part mal cette descente. J'ai mal mais je trottine qu'en même. j'envoie un message à Cyril "très mal au genou en descente ça va etre dur" il me répond "Courage, essaies d'être souple en descente conseil de pro (moi)" ça me donne le sourire, je précise pour ceux qui connaisse pas Cyril il n'est pas vraiment spécialiste en la matière.
2eme passage au refuge du Roc de la Pêche (1911m) à 12H, on bifurgue direction le Petit Mont-Blanc, on monte jusqu'à 2039m par un sentier en balcon qui me fait peur (ben oui j'ai le vertige) mais j'essaie de pas y penser. Puis on redescend, ça aurait pu être sympa comme descente mais j'ai mal, un mec me suit de loin et 2 filles papotent derrière lui. j'avance pas très vite mais ils semblent pas vouloir me doubler. Juste avant de rejoindre la piste forestier, ils finissent pas me doubler et filer, impossible pour moi de les suivre, ça fait trop mal, un signaleur me dit "laissez les pas filer?!" mais j'en peux plus, je marche un peu alors que ça descend. Là ou j'aurai du laisser dérouler, mais j'ai un mal de chien, la 2eme jambes attrape le même mal. Une dure descente sur Pralognan. J'envisage même de m’arrêter  Mais la veille Cyril m'a dit "si tu finis pas je t'accompagne plus sur des courses", et puis je veux voir ce foutu lac des vaches, je suis venu pour ça... 
  J'ai aucune idée de l'heure qu'il est, je me dis que Cyril doit m'attendre et s’inquiéter car des sms me disent que le live ne marche pas super. On arrive derrière le camping j'envoie à Cyril "j'arrive  bientôt, je suis à la hauteur du camping" j'ai pas le temps de lire sa réponse qu'il est là au bord du chemin. On trottinera jusqu'au ravito pointage  à 13h35, la barrière à l'origine était annoncé à 13h puis modifié à 13h45 et samedi soir ils annonçaient qu'elles étaient repoussé à 15h.
  Je explique à Cyril que j'ai super mal, que je vais monter au lac des vaches car je veux le voir mais que la descente risque être très très dur. Cyril s'occupe de la logistique, je tente de m’étirer un peu. Les premières coureurs sont déjà arrivés, et l'arrivée de la première féminine est annoncé pour bientôt. En passant devant le téléphérique du Mont Bochor qui est mon prochain point de passage. Je propose à Cyril monter en téléphérique et de me rejoindre là haut, comme dans une vidéo de Kilian Jornet, ou il pose son sac dans le télésiège et arrive en haut en courant en même temps. On va faire presque pareil.... 

3eme boucle Pralognan (1400m) - Refuge Félix Faure du Col de la Vanoise (2517m)
Le Mont Bochor
Je repars donc.... en fait j'ai hyper mal, je crois que quand je m’arrête et repars c'est pire que tout, je "cours" sur la route, la douleur est atroce, j'ai presque enfin de faire demi-tour. Je pense au lac des Vaches... 
  On attaque un piste de ski bien raide dans les cailloux en plein soleil, la douleur s'estompe. Je grimpe encore plus rapidement qu'un groupe de randonneur du dimanche, ça me rassure, la montée est dur, quelques coureurs sont arrêté au bord de piste. Je garde un rythme régulier "dré dans l'pentu".
  Enfin une monotrace dans les bois, mais y a des grosses racines, faut lever les pieds. Un CRS est là ils nous annonce "encore 200m de D+, puis un replat descendant et 500 de D+ jusqu'au refuge". Je lui répond " c'est sensé nous rassurer??!!?" il me tape sur l'épaule et m'encourage. Franchement les bénévoles sont vraiment très sympa, toujours un encouragement ou un petit mot sympa. 
  Je finis pas arriver au Mont Bochor (1985m) en même temps que les 2 filles et le mec de toute à l'heure. Cyril est là, attablé au resto d'altitude. Il m'attend, il a juste eu le temps de manger une salade vite fait.... Presque comme Kilian...
Refuge des Barmettes
Cyril me dit "je t'accompagne jusqu'au refuge des Barmettes (2010m)", je lui propose de monter jusqu'au lac des vaches, il me dit "on verra". ça descend, les 2 filles passent devant, on voit passer au loin les coureurs qui redescendent rien que de voir par ou ils passent j'ai mal.... On passe le refuge des Barmettes, puis on continue ça monte au début assez régulièrement par un chemin bordé de murets de pierres, puis ça devient plus raide. 
 C'est le pays de la marmotte, j'en avais vu une sur la 2eme boucle mais là y en a partout.
 Le chemin devient plus raide, on rattrape les 2 filles doucement. Et nous voilà sur le lac des Vaches (2318m) tant attendu, oui sur le lac car on le traverse à gué.    Maintenant on est dans la caillasse. Y a de plus en plus de névés. Cyril est devant, il me donne le rythme, et a toujours un mot sympa pour me motiver. Le pauvre n'avait pas prévu de randonnée. Heureusement, il avait qu'en même des chaussures de trail au pied, mais il était avec son bermudas et son petit polo et un sac à dos bien lourd que je lui avais préparé la veille avec tout les trucs qui aurait pu me manquer (vêtements de rechange, une paire de chaussure, un polaire pour l'arrivée etc...) pour les ravitos ou à l'arrivée. 

Sur le lac des Vaches
Le lac des Vaches, partiellement enneigé
Aller encore un peu de dénivelé, quand surgit Rayarun, qui m'encourage. 

C'est la traversée d'un long névé qui va nous conduire jusqu'au refuge, avec en contre bas un lac enneigé. 
On arrivera au refuge de la Vanoise (2517m) à 16h22, y a pas mal de coureurs au ravito, certains sont assis dans l'herbe, y en a un qui n'est pas bien du tout avec un secouriste à ses cotés. Cyril s'occupe de la logistique, et remplie la poche d'eau, je m’étire un peu. 

On ne s'attarde pas trop si moi je m'assois je repars pas... C'est qu'en même avec une certaine appréhension qu'on attaque la descente.
Au refuge de la Vanoise
Pour résumer dés que c'est raide, j'ai très très mal quand c'est moins raide j'ai juste mal. Heureusement que Cyril est là, il me guide complètement, ça fait plein de petits sentiers qui rejoignent tous le même point certain sont plus roulant que d'autre. Du coup Cyril choisit pour moi le plus adapté. On se fait doubler, par plein de monde. Les 2 filles ont vite filé, l'une m'a souhaité bonne chance pour la descente (elles ont bien vu que j'avais un problème technique). Psychologiquement c'est dur de se faire doubler, d'avoir envie de courir... ça parait si facile comme ça... 
   En dessous du lac des Vaches, on croisera avec surprise une kikourou, Monique La panthère. Je pensais qu'elle était devant, on échange quelques mots, et on repart de nouveau grosse douleur au démarrage. 

   On repasse le refuge des Barmettes, on attaque la piste de ski ou je voyais les coureurs descendre. Ce fut le supplice, je repensais au récit de course Emy à la ronda del cims, du coup j'avance car le seul moins pour que la douleur s’arrête c'est franchir la ligne d'arriver, j'ai les larmes aux yeux. Le chemin est plus roulant et plus plat j'arrive pas à courir, j'arrive plus à savoir, si courir est plus douloureux ou si c'est l'effort que ça demande cumulé avec la douleur qui n'est pas supportable. 
   On passe en mode marche nordique, j'applique les conseils Maïlys pour utiliser les bâtons efficacement. ça avance pas trop mal.
  On double un mec qui marche encore plus lentement que moins. Je l'encourage à nous suivre.  Mais ça marche pas. 
 Y reste plus grand chose et je me fait doubler par 2 féminines. Les premières maisons sont là, 2 enfants sur le bord du chemin me disent "Aller Madame, il reste un 1km" et je répond "oh Non!! c'est encore loin!!" l'enfant me répond "Mais non, c'est juste là, après tout ce que vous avez couru c'est rien 1km" la vérité sort de la bouche des enfants... En fait c’était les fils de l'unique homme que j'ai doublé dans la descente...
à l'arrivée
Cyril m'oblige de traverser la rue principale en courant. Je me force à trottiner, j'ai les larmes aux yeux, je vois l'arche... J'entends des encouragements et applaudissements... Puis j'entends crier "Aller Aurelie"... C'est Rayarun à la table d'un café... Je franchis cette ligne tant attendu. Le petit "ohoh" du pointage final à 18h17min16sec soit 12h53 de course.

Un verre d'eau, je m'assoie à une table, j'entend le speaker qui appel un dossard, et un mec de l'organisation approche du mec qui vient d'arriver et qui c'est assis à coté de moi, et lui tend son téléphone portable.  Surprise, je regarde le mec et je lui dit "mais c'est moi qui l'ai trouvé!?!?!"... Il était trop content, sa femme lui avait envoyée des messages d'encouragement avec les photos de son bébé. Il pensais vraiment pas le retrouver. 
Voilà je l'ai fait, j'ai atteint mon objectif annuel. J'ai mon T-shirt finisheur. J'aurai préféré que ça se passe autrement mais c'est comme ça. J'aurai plus qu'à revenir en 2014 pour faire le vrai parcours. J'ai trouvé ce parcours de repli bien dur et très beau.  Les panoramas étaient superbes les montagnes sont impressionnant, par contre on sent que les chemins doivent être très fréquentés l'été. Finalement les aller/retours m'ont pas trop dérangé. C'est comme si j'avais fait 3 courses, enfin plutôt 1 course et 2 randos. J'ai trouvé ça sympa les encouragements des coureurs qui descendent. Par contre j'ai pas eu trop de monde à encourager en descendant. Les organisations étaient super, les bénévoles supers sympa, rien à redire. C'est vrai que du coup j'ai pas eu l'impression d'avoir fait une course, c'était plutôt comme une grand ballade. 
Merci à Cyril qui m'a accompagné, merci à tout ceux qui m'ont envoyé des messages avant, pendant et après la course

J'ai donc terminé:
279eme sur 351 qui ont franchi la ligne d'arrivée on comptera 57 abandons
29eme sur 39 féminines classés (5 abandons)
15eme sur 15 senior féminines classées(3 abandons)



Le lien vers ma trace GPS http://connect.garmin.com/player/335826938
Le lien du site officiel de la course http://trailsvanoise.wordpress.com/