Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre.

dimanche 1 avril 2012

Lyon Urban Trail, la ville des bouchons




    A première vue, la ville c'est pas mon truc, courir en ville ça m'emballe pas forcement, et conduire en ville n'en parlons pas.... mais qu'est ce qu'on ferai pas pour rencontrer des copines... Voilà comment je me suis retrouvé inscrite sur Urban Trail de Lyon, j'ai choisi le petit parcours les 12km 500D+, on va pas prendre de risque en courant en ville...

Samedi soir, 18h je sors du boulot et quitte ma Haute Loire et file direct en direction de Lyon: la Grande Ville. RDV à 20h avec les copines de CAF pour un petite resto sympa.... ça papote bien, on a du mal a s'imagine que pour la plupart on s’était jamais rencontré en vrai... c'est pas tout ça mais bon faut peut être aller se coucher car on court demain...

le dimanche matin, je laisse Cec (qui ma gentiment hébergé) dans le sas de départ pour le 23km... Peu après, je retrouve les copines... attendre le départ à 3 c'est qu'en même plus sympa surtout au dessus de la bouche d’aération du métro pour se réchauffer...

Les grosses courses j'ai pas trop l'habitude donc le départ avec plein de monde ou l'arche de départ est très loin devant nous, ça fait bizarre...

Enfin on court, ça démarre quasi direct part de la grimpette sur la route, ça monte mais ça va... On arrive à l'amphitéatre gallo-romain, j'ai déjà perdu mes 2 copines.

1er escalier:ça commence à bouchonner... je contourne plus ou moins l'obstacle par un petit chemin... 2emeKm: ravito... puis gros bouchon pour prendre une petite ruelle comme j'ai mis du temps à comprendre ou y fallait passé j'avais contourné l'obstacle donc finalement j'arrive a passer assez rapidement en passant par la droite, certain coureur escalade les grillages pour passer c'est presque hallucinant...

Donc on redescend, on remonte et voilà un autre escalier et la un énorme bouchon au 3eme km je met entre 5 et 10 min pour franchir le 120m de l'escalier...
La je commence a me poser des questions de savoir ce que je viens faire ici, certains rales.... on arrive en haut et enfin on recourt... On monte par des escaliers, on descend par une route, on remonte par une route et redescend par un escalier... j'ai l'impression de passer toujours au même endroit, mais finalement je m'amuse bien, on se tape une grosse montée dans l'herbe pour montée à Fourvière, j'entend des gens qui disent "ho lala ça coupe le rythme" bon en même temps il me semble que c'est le principe de ce genre de course perso ça me dérange pas, c'est dur mais j'aime bien doubler les gens qu'en chient dans les montées j'ai l'impression d’être super forte... les escaliers en descente me font un peu peur je suis qu'en même plus à l'aise dans les chemins...
 j'ai l'impression que les marches rétrécissent, puis se dédoublent. Ma hantises: louper une marche et m'exploser la tête sur le ciment... mais mon rythme reste correct et je récupère bien... on rejoint les bord de la Saone ?on longe un quai et on voit le pont direction la croix rousse... et la je me dit "imagine le pont rentre en raissonnance quand les coureurs passent"... me voilà sur le pont, et la je tangue, j'ai une impression de vertige....

 En faite le pont bouge a notre passage, ça fait vraiment en drôle d'effet... Croix-Rousse: c'est partie ça remonte et ça redescend, escalier qui monte escalier qui descend passage dans les traboules c'est vachement bien..



 les montées commencent a se faire sentir dans les mollets...

les panneaux de signalisation annoncent des noms qui me font penser que l'arrivée se rapproche... On annonce 500m...
 L’opéra est en vue, on rendre à l’intérieur et j'aperçoit la sortie de l'autre coté et je vois l'arche (ben oui j'avais pas compris que l’opéra c'était l’hôtel de ville et que de l'autre coté c'était l'arrivée)...
je vois plusieurs filles devant moi, donc j’accélère en double quelques unes et franchie la ligne en 1h34min54sec 95/322 SEF 1119/2015 au général


Finalement je me suis bien amusé, j'ai retrouvé de bonnes sensations, j'ai même pas eu besoin d'utiliser les fausses excuses que j'avais préparé si les sensations étaient mauvaises et que ça se passait pas comme je voulais... 

Les photos sont pas de moi.... Je suis passé un peu avant donc les bouchons que j'ai du "subir" était beaucoup moins impressionnant que sur les photos.... 

dimanche 18 mars 2012

Defi Vellave : defi relevé…

Mars 2011 je me lançais sérieusement dans la course à pied, 4 mars 2012 mon 1er trail de plus de 22km avec 800m D+…


Je m’y prépare depuis mi-janvier, avec un plan un peu perturbé par la neige et le froid, remplaçant course à pied par du skating.
Je vous cacherai pas que la distance et le dénivelé m’inquiétaient un peu… surtout que vendredi un client coureur m’a dit « le defi vellave c’est vachement dur »…


Après une nuit chaotique (mais ça je commence à en prendre l’habitude), « tu vas courir 3h, 3h c’est long ça va monter dur 800m etc… » Enfin 6h15 l’heure est décente pour se lever…
La course est à 30min de la maison, je récupère mon dossard et croise vite fait Elisa réquisitionnée par son club comme bénévole.


Je hésite longuement pour la tenue à adopter il fait 6°C « veste ou pas veste, gant ou pas gant ?? » le dilem au final pas de veste pas de gant juste un T-shirt manche courte avec des manchettes… choix que je ne regretterai pas après 15min de course quand je commence à doubler tous les coureurs qui enlever leurs multiples couches…


9h40 le départ est donné avec 10min de retard à cause d’une trop grosse affluence aux inscriptions…
Je pars en me répétant « pas trop vite, il faut que tu cours 3h, 3h c’est long etc … ». le soleil pointe le bout de son nez, on est trop bien les jambes sont bien les manchettes sont roulés sur les poignets, je trottine et à la 1ere grimpette ça marche, moi je cours car c’est bien roulant et je commence à doubler doucement… le parcours enchainent chemin roulant et monotrace descendante et montante j’ose enfin jeter un coup d’œil à ma montre « 1h05 environ 9km que je cours j’ai rien vu passer » …séparation avec le parcours du 33km partie 30min avant nous… 500m plus loin jonction avec le 33km et des coureurs déboulent « 30min d’avance 11km d’avance »… 


 Je suis toujours aussi bien le ravito en vue je m’arrête vite fait coca, orange, sauc’ et je repars et j’attaque la descente technique sur le bord de Loire je m’éclate, je me marre toute seule, on longe la Loire et franchit la voie de chemin de fer en passant pas un petit tunnel tout sombre avec de la musique « c’est trop fort » ensuite longue monotrace qui oscille un peu et en devers c’est trop rigolo le mec devant et toujours à la limite de tombe moi je m’éclate, les coureurs du 33km nous doublent comme ils peuvent, on traverse des sortes ravines c’est parfois tellement accidenté qu’il faut s’accrocher aux branches et parfois même se tenir à un tronc mis en travers de la ravine… je m’éclate complètement, une vraie gosse… y a même un photographe qui me demande de sourire et me dit « on dirai pas que vous êtes fatigué »…


  Plus aucune filles a m’a hauteur je suis qu’avec des mecs du coup les bénévoles et certains coureurs me tendent la main pour m’aider a franchir les obstacles (je m’en serai bien sortie toute seule mais je les ai pas vexé et accepter leur aide)… pour refranchir la voie ferrée, il faut escalader une palette en guise d’échelle, passer le tunnel et la un escalier en pierre bien raide qui coupent les jambes… je trottine toujours bien à l’aise, marche dans les zones montantes trop technique, et double tranquillement, traverse une rivière à gué les pieds dans l’eau (c’est plus rigolo) au lieu de passer sur les cailloux, discutent avec des mecs, je double quelques filles, puis un fille devant moi avec un maillot du club d’Annonay je mets du temps à arriver à sa hauteur quand je l’a rattrape dans les montées elle repart en courant…


On nous annonce 4km je commence à fatiguer, un bénévole me dit « c’est bien continuez ça va faire un bon chrono » moi du coup tous mes voyant s’allume (non j’ai pas l’esprit de compétition)… c’est repartie je m’accroche, je rattrape l’ardéchoise et la double… je suis en mode automatique le terrain est assez roulant donc je bloque mon allure et réfléchis plus, je double quelques filles l’ardéchoise est pas loin, on se double et redouble on s’accroche, dans la dernière montée je prends de l’avance, reste 1km elle me redouble je la regarde et lui dit « encore toi ?! » et elle « et oui »on décide de finir ensemble on s’accroche on augmente progressivement l’allure, la ligne d’arrivée en vue sprint final je vois plus rien j’entends les gens qui encourage on est à la même hauteur il reste juste les marches du château à franchir mais là j’en peu plus je suis séchée, elle passe devant j’arrive 4sec après elle… on se sert dans les bras, trop contente, on se remercie… c’était trop bien je regarde ma montre 2:45:36 pour 23,74 km je suis trop contente moi qui espérai faire moins de 3h mais secrètement faire entre 2h45 et 3h pour 22km…


Après la course j’ai retrouvé Elisa on a mangé plus ou moins ensemble c’est ça d’être bénévole…
Je me suis éclaté, un parcours super, j’ai pas trouvé ça si dur que ça finalement, j’avoue que les 4-5 derniers km m’ont donné plus de mal….mais j’adore le trail  et je suis bien contente d’avoir revu Elisa…
Au final temps officiel 2h45min54sec et 6eme sur 26 Senior Féminine 223 sur 395 au général 14 sur 61 féminines….

DEfi Vellave de aurely42r sur Garmin Connect - Détails

samedi 18 février 2012

Trail blanc dans le noir


La Nuit Blanche du Pilat, 1ere course de l’année, c’était une idée de Elisa, mais finalement elle n’a pas pu venir   … 14km D+400 annoncé…
Hier il a fait doux, et la neige est au RDV, déjà on va pas courir par -10° mais plutôt autour de 0°.
Je retrouve mon beau-frère JP et un copain à lui, ils n’ont pas la forme. JP a été malade toute la semaine. Donc ils me disent « on va y aller cool etc… »  . On rejoint la ligne de départ et au surprise on tombe sur mes beaux-parents venus supporter leur fils et du coup leur belle fille   .
A la tombée de la nuit, 18h30 le départ est donné et en 2secondes je perds de vue JP et 2secondes après c’est son copain qui disparaît… Bon ben voilà je me retrouve seule parmi plus de 700 autres coureurs  …
C’est mon 1ere trail blanc et j’ai beaucoup de mal à trouver mon rythme entre les pieds qui chassent et le monde… Sur la 1ere partie, le chemin est plutôt un faux plat descendant. Au début, j’essaie de doubler pour arriver à trouver ma place dans le peloton. Avec la neige il y a juste une monotrace de « roulante » le reste du chemin est beaucoup moins praticable. Malgré les Yaktrax, je dépense beaucoup d’énergie pour doubler. Je finis par trouver ma place dans la longue ligne de coureurs. Je choisi de pas trop me griller dans la partie roulante car je sais qu’ils annoncent 3,5km de montée après et jusqu'à présent les montées je les gère plutôt bien  … Quasi personne double, personne parle c’est très calme… je me concentre sur mes pieds l’histoire d’éviter de me faire une cheville… On aperçoit les étoiles entre les sapins, et je suis la ligne lumineuse de coureurs…
On arrive au ravito je choisi de pas m’arrête et dans la foulée on attaque la montée   et là ça devient très dur, impossible de trouver mon rythme… tout le monde marche à la queleuleu… mais marche trop lentement pour moi et marcher dans la neige molle est épuisant… donc j’accélère marche plus vite dans la neige molle pour doubler et me recale dans la monotrace pour récupérer… de cette manière j'arrive à gratter quelques places et doubler des filles  
Le parcours se termine par une dernière grimpette sur la route verglacé pour rejoindre la zone d’arrivée… j’ai l’impression d’avancer toute seule, je pensais pas un jour apprécier de courir sur le route   une femme est a ma hauteur. On approche de l’arrivée, elle me dit « allé » et là je pars en sprint… je sais pas comment je peux donner une telle accélération mais ça va tout seul et je laisse la femme sur le carreau   ...c’était trop bien d’arriver à franchir la ligne d’arrivée sans avoir l'impression d'agoniser dans les derniers mètres …
Je finis donc en 1h36min59sec et mon beau-frère est arrivé à 1h36min16sec comme quoi on met toujours quasi le même temps mais on se voit qu’au départ et à l’arrivée   j’avais l’impression d’avoir pas mal galéré pendant la course mais finalement j’ai suis loin d’avoir fini sur les rotules. Et en plus j’ai pas eu mal au genou…
En tout cas c’était une chouette course, ça m’a bien reboosté pour mon objectif du 4mars avec un trail de 22km D+800 même si je sais que dans 10 jours je serai malade de stress   comme d'hab 

405/627 coureurs 26/74 SEF  38/135 Féminines temps: 01:36:59

mardi 31 janvier 2012

Stage hivernal Sport, forme et Dietetique


   Vendredi 15h c’est le départ pour le stage temps attendu. Je quitte ma petite montagne descend par  les routes sinueuses de l’Ardèche, traverse la vallée du Rhône et remonte dans la montagne en passant par la sinueuse route des gorges de la Bourne.160km en un peu moins de 3heures qui dit mieux… j’arrive la dernière au gîte et je suis claqué…  j’appréhende un peu la rencontre avec les filles que je ne connais pas et ben j’ai pas été déçu…. J’ai été mise direct dans l’ambiance… une petite soirée bien sympa pour faire connaissance avec une bon petit repas  salade d’endives, au noix et bleu du Vercors, une potée avec de la cochonnaille de la ferme d’à côté, un petit plateau de fromage de pays et pour finir une part de gâteau…

Samedi au réveil on découvre quelques centimes de neige. Je passe sur les détails du petit dej’ avec du pain aux céréales qui déchire…au programme skating à Autrans, j’en ai jamais fait...
Pour la matinée c’est exercices de technique en plus le brouillard se lève et le soleil apparaît On chausse les skis et nous voilà partis pour enchaîner pleins de petits éducatifs bien sympa, style : course de trottinette, de chenille et j’en passe… je passe aussi sur la multitude de chutes et de fous rires en même temps c’est dur garder son équilibre quand on se marre…
Midi l’heure du repas une pause bien mérité, ben oui on en a dépensé des calories… On attaque notre panier repas et les quelques petites denrées de nos régions…

Apres midi le soleil se cache, on part affronter le piste verte… a nos risques et périls Maïlys nous amène en hors pistes, on a même vu de empreintes de pattes de loup dans la neige… et là on monte c’est dur, vive le  « pas du papy » et on redescend et on remonte et on redescend… on fini notre petite boucle… là par contre, je passe sur les gamelles dont celle ou j’ai plié le bâton en tentant de me transpercer un poumon… et on finis par une petit relais notre équipe a perdu bon on a l’excuse de mon poumon presque transpercé…

Retour au gite, au programme SAUNA, et le STØRVATT avec roulage dans la neige et stretching le tout dans une ambiance calme, reposante et surtout silencieuse (enfin presque) c'est bizarre tous les gens sont partis...


Oui, oui c'est le panorama derrière nous c'est chouette vous trouvez pas?

Enfin l’heure du repas approche, pour l’apéro on se sent obligé de gouter la bière au miel, au sapin, la bière bio et celle aux noix (qui n’a pas le gout de la noix), ben oui on ne pouvait pas finir les cochonneries oups la cochonnaille et le fromage sans rien boire….Le repas une soupe, blanquette de veau au lait de coco, plateau de fromage nettement plus petit de la veille, avec un véritable reblochon AOC de Tarbes et pour finir tiramisu et une infusion pour l’hydratation.

Soirée tranquille à cote de la cheminée avec un petit massage dans le fauteuil SHIATSU, il fallait tester alors on l’a fait mais après avoir vu la tête crispée de filles j’avoue que j’y suis allé avec un peu d’appréhension… mais après dans le canapé on est vachement bien…

Dimanche petit dej’ on se rue sur le pain aux céréales, ben oui 1er arrivée 1er servie, les   « autres » avaient qu’à pas faire la grasse mat’ en même temps le pain de campagne était pas mal non plus si on le mange avant le pain aux céréales …

C’est partie pour une journée raquette, Maïlys nous prévoit 600m de dénivelés, y a un peu de brouillards, on quitte la civilisation et on espère bien voir « la faune » … ça monte tranquille, entre bataille de boule de neige et découverte de la flore (l’arbre à poils) sans oublié les belles photos et video qu’on a faite… On arrive au point culminant de la rando 1636m et là s’offre un paysage époustouflant ça fallait vraiment le coup de venir, Maïlys nous montre les différents sommets on reste toutes bluffés




L'équipe au complet de G. à D.: Franca, Maïlys, Emy, Cyrielle, Moi, Christine,Mél

C’est pas tous ça mais on à faim alors on redescend sur le refuge… On découvre un charmant petit refuge bien calme avant notre arrivée… il fait bien chaud on prend un repas léger gratin de ravioles aux cèpes, trompette de la mort et un peu de crème, le tout arrosé d’un peu de vin chaud ben oui y a pas d’eau potable dans ce refuge…

Et c’est reparti pour la descente, on suit un petit sentier tranquillement, parfois on s’autorise quelques sorties du sentier et quelques coupes de virage en deval’fesses…


C’était une sortie bien sympa par contre on a vu aucun animal sauvage et là j’ai été assez déçu et je ne comprends pas pouquoi :),  on s’est contenté des traces de pattes de bêtes…

Retour au gite et avant de se séparer on profite d’une petite séance SAUNA, STØRVATT et stretching

Et après ça il faut rentrer, reprendre la route sinueuse des gorges pour redescendre dans la vallée du Rhône, la traverser et remonté sur le plateau Ardéchois ou je retrouve la neige… C’est vraiment passé trop vite… j’ai pris ma dose de fou rire pour un moment comme quoi on les a fait travailler ces abdos…

J’ai rencontré des supers filles, passé de super moment… c’était trop bien….

dimanche 4 décembre 2011

Saintélyon en relais de 4



La Saintélyon au début je pensais la faire coté bénévoles, j’ai pas eu le temps d’exprimer mon idée en entier à Elisa qu’elle m’a dit « tu veux faire un relais ?! » et voilà comment on se retrouve sur une course mythique entre filles.

Le RDV est donné au palais des expositions de St Etienne à 22h15 pour Esther et à 23h pour Elisa et Géraldine… Moi j’arrive un peu plus tôt, l’histoire d’essayer de rencontrer Barbie et Brigitte01 de CAF ce que j’ai réussi à faire furtivement… Je retrouve Esther à l’heure prévu… On papote en attendant les filles qui avaient décidé de s’échauffer en faisant un match de basket avant… 22h30 pas de nouvelles… 22h45 toujours rien…  Finalement un appel d’Elisa nous annonçant qu’elles sont super en retard car le match n’en finis plus…  le stress monte…  le départ est prévu à 23h45 à 10min à pied du palais des expo…   Du coup j’attends pas les filles, je connais même pas Géraldine  a qui je vais passer le relais, je montre à Esther ou et la voiture, je finis de me préparer, on fait une check liste précise pour ne rien oublier… et me voilà partie pour la ligne de départ… et 2min après je fais demi-tour, appelle Esther au téléphone et cris :  « j’ai oublié ma frontale » ça démarre bien cette Saintélyon…




C’est moi qui ouvre la course en faisant le 1ere relais de 16km avec  un profil plutôt montant. D’habitude  je cours uniquement dans des chemins et sentiers alors J’appréhendais mon relais  à cause des 7 premiers kilomètres de bitume. J’ai pris le départ à 23h45 sous la pluie, et de nouveau avec mon beau frère que j’ai réussi à retrouver sur la ligne de départ on s’est pas vu longtemps comme d’hab il est parti comme une flèche, finalement la partie de bitume que j’appréhendais est passé assez vite, on passe dans la belle zone industrielle de Sainté, c’est beau remarque, faut mieux y passer de nuit que de jour .  Juste avant la fin de la partie « plate » après 37min de course une voiture me double suivit du futur podium des coureurs solo partie un quart d’heure après nous, fouilla (c’est du gaga stéphanois) comme y vont vite…

c’est partie maintenant ça monte, on traverse Sorbiers, regarde si je ne vois pas une ancienne collègue de boulot car je passe quasi devant chez elle mais non à minuit vingt elle doit dormir. On quitte la route principale et les frontales s’allument. J’allume ma frontale et en relevant la tête j’ai vu la cote avec tous les coureurs illuminés par les bandes réfléchissantes de leurs vêtements…
    Maintenant, on suit un serpent lumineux de frontale c’est assez magique. On alterne petite route et chemin bien boueux et ça j’aime bien….  je double des relayeurs en évitant de gêner les pétroleurs en solo, j’arrive même à me faire plaisir dans les un ou deux rares descentes… Le 13eme km ma montre sonne c’est l’heure de prévenir les filles que j’approche de la fin. Le chemin descend,  je décide d’attendre pour téléphoner et je me fait plaisir  dans la descente… je sors mon téléphone pour appeler, mais  le chemin remonte raide, c’est la dernière cote et je me retrouve avec un morceau de barre énergétique  dans la bouche, à me battre avec mon téléphone, à pas vouloir marcher dans la montée et d’essaye de dire à Esther que j’arrivais et ben je vous cache pas c’est très dure mais j’y suis arrivée….le dernier kilomètre est dur mon genou se réveille, une crampe menace mon mollet, mais je tiens le coup car je sais que Géraldine n’est pas loin et m’attend pour prendre le relais.  Je retrouve temps bien que mal, Géraldine et Esher. Ben oui c’est dur de retrouver quelqu’un qu’on ne connait pas…. alors j’essaie de lire mon numéro de dossard pour voir si y a pas une fille avec le même numéro que moi, mais non je trouve personne… vive le téléphone portable…  ça y est enfin je repéré la veste verte Esther … je passe le relais à Géraldine et ça y est  j’ai fini…. 

Je suis contente mais très vite j’ai très froid,  Je me rends compte je suis trempé…  Voilà j’ai mis 1h40 pour finir mon relais et mon beau-frère est arrivé environ une minute avant moi décidément on met le même temps mais on est pas fichu de courir ensemble…

La nuit s’est continuée en allant de relais en relais déposer et récupérer les filles. entre papotage, rigolade, goinfrage de croissants, pause pipi, attendre dans le froid et tentative de dormir dans la voiture enroulé dans un duvet , la nuit est passé très vite …  Au matin, on est allé attendre Esther à l’entrée du parc de Gerland, et on a parcouru les dernières centaines de mètres ensemble toute les 3 (ben oui on a perdu Geraldine en route) et surtout on a franchi la ligne d’arrivée toutes les 3 mains dans la mains… un grand moment d’émotion…
J’ai vraiment passé une supère nuit, j’avais beaucoup d’appréhension,  pas forcément pour mon relais mais plus niveau organisation.  Le fait de  pas dormir m’inquiétait beaucoup… mais en fait, pris dans le feu de l’action ça passe très vite… les points négatifs de cette aventure : j’ai pas pu rencontrer Geraldine on s’est juste croisé 2 fois, et aussi j’ai dû explosé mon forfait de téléphone, et j’allais oublier : le bitume qui y me semble a eu raison de mon genou…. Les points positifs : des souvenirs pleins la tête, l’image du serpent lumineux ne me quitte plus, l’arrivée à Gerland mains dans la main, et d’avoir partagé de super moment avec des filles supers…

dimanche 27 novembre 2011

Le Tour du MEYGAL rando course






Normalement ce dimanche devait etre différent car je pensais ne pas courir seule et faire un sortie sympa avec de la compagnie. Finalement entre blessure et incompatibilité d'emploie du temps je me retrouve seule. Bon là je suis un peu dégoûté... puis après une bonne nuit de sommeil, je percute que dimanche il annonce du soleil. Alors je sors les topoguides de la région et je tombe sur "Le Tour du Meygal", un des points culminant du coin ... j'ai pas réfléchis longtemps, adjugé c'est partie.... je vous raconte pas la tête de ma copine hier soir quand je lui ai dit le parcours que j'allais faire... j'aurai du me taire... et ça va être dur lundi soir de pas lui raconter...
Donc ce matin, depart 9h de la maison, ça caille la voiture est bien gelé, et je suis qu'à 915m et je dois monter à 1418m... 20min de voiture et me voilà sur le départ... ça démarre par de la descente en monotrace entre 2 chirats (des éboulits) bien sympathique, je me retiens un peu car les muscles sont encore froid mais l’accélération est tentante...
 








 je rejoint un chemin la vue se dégage sur une succession de sucs (petit volcan) le soleil, la brune c'est a couper le souffle....

je suis arrivée au point le plus bas je traverse des petites villages de maisons en pierre..

Maintenant, c'est repartie pour la remontée... des petites chemins au milieu des bois bien agréable... Le chemin sort de la forêt pour arriver sur le plateau, une vue imprenable sur le Mezenc, point culminant de la Haute Loire (1753m de menoire ;))... 
Et maitenant, je remonte sur le Meygal par les chemins de piste de ski de fond, je croise un groupe de coureurs il me semble avoir reconnu une fille du club de triathlon... Je quitte les chemins larges du ski de fond pour prendre un monotrace qui serpente dans la forêt super agréable...  Je coupe la route forestiere pour attaquer l'ascention du Testavoyre (1418m), là ça grimpette, sur la 1ere partie je croise un groupe de marcheur, je m'accroche pour  maintenir mon rythme c'est un peu dure mais en même temps je vais pas me mettre à marcher à leur hauteur :) La 2eme partie est une sentier au milieu des rochers ça coupe un peu les jambes... j'arrive en haut et là c'est la récompense une vue à 360°, sur la chaine des Alpes, le Pilat, le Mont Blanc j'en passe car y avait pas de table d'orientation :)


Et pour finir une petite descente en monotrace, quasiment jusqu'à la voiture...

Super sortie, les sensations musculaire n'étaient pas au top mais le parcours était tellement beau... C'est dommage que mes running partners n'aient pas pu venir ils ont loupés quelque chose...

dimanche 20 novembre 2011

Trail de St Heand 16km D+470m


Ce matin petit trail à moins de 10min de chez mes parents… Je retrouve sur place mon beau-frère  JP, c’est la 1ere fois qu’on va courir ensemble… j’ai pas beaucoup d’expérience en organisation de course mais là c’était un peu le bazard… il fallait son numéro de dossard pour pourvoir le récupérer… mais le numéro de dossard on le trouvait  sur le panneau à l’autre bout de la salle dans la liste des préinscrits… en gros j’ai tourné un moment avant d’avoir mon dossard…

Donc 8h45, départ tranquille avec JP, on serpente en descendant dans un lotissement puis on continue sur un petit chemin un peu technique toujours descendant… ça va lentement, les gens vont doucement dans la descente… Les jambes me titillent.. Mais c’est un peu galère pour doubler car y a encore beaucoup de monde… dans le creux du vallon je sens que mon beau-frère veut tracer  je le laisse filer…. Je continue à mon rythme tortue rapide… 1ere grimpette déjà ça marche beaucoup mais moi je continue à mon rythme en courant et double tranquillou… le parcours enchaine grimpette et descente technique… les descentes techniques je crois que c’est mon dada… les gens devaient me prendre pour une folle… quand ça commence à descendre, je relâche les bras et je commence a prendre de la vitesse les bras désarticulés et les épaules en avant… je me lâche complètement et double tout le monde sans me poser de questions, dans les feuilles, je saute les ornières,  je lache juste des « je passe a droite », « je passe à gauche »… l’éclate total … Y a même un moment où je suis euphorique je rigole et pleure en même temps …je me dis fait toi plaisir c’est pas grave si on te redouble 3min après dans la grimpette suivante… mais que nenni… dans les cotes les gens marchent et moi je cours… j’ai passé toute ma course à doubler du monde… Et le top du top à 3 km de l’arrivée qui vois-je au loin ?… Mon beau-frère… et je le rattrape… on discute 2 secondes ben oui j’ai du mal à parler je fatigue un peu… ça remonte il part devant je m’accroche et double de nouveau des gens dont des filles … on redescend sur la « ville » j’en peux plus y reste 1Km environ mais j’essaie de tenir le rythme je veux pas perdre de vue mon beau-frère… je m’accroche, un mec me double juste avant l’arrivé je suis un peu déçu de ne plus être juste derrière Jean Phi… mais impossible de le rattraper… on arrive à l’arche divisé en 3 pour les 3 parcours et l’homme prend le couloir du 9km donc j’arrive juste quelques secondes derrière Jean Phi … je suis trop contente…
Je me suis vraiment fait plaisir… c’était comme dans un rêve …  juste un petit coup de mou avant le ravito… je pensais qu’il était à 8km et en fait il était à 10km donc pensant ne pas avoir fait la moitié j’osais pas regarder ma montre alors que j’avais fait déjà 8Km750 donc rassuré j’ai mangé une balle lune de kelcily et c’est repartie…je crois que c’était la course idéale… mais j’espère qu’il y en aura pleins d’autres comme ça… et plus je suis rassuré pour mon relais de la sainte lyon que je vais en plus faire aussi avec mon beau-frère…

temps officiel:
1h37min03
207eme/328 soit 26min43sec apres le 1er
8eme senior F /28 soit 14min 33sec apres la 1ere SEF
17éme/74 féminines
vitesse moyenne 9,89km/h

http://connect.garmin.com/activity/129790867